Anvo Borba Georges, actionnaire et ancien directeur général adjoint de la société de transit USC SA, a animé une conférence de presse, dimanche dernier, à Cocody Mermoz, pour prler de la crise qui secoue l'entreprise. Une situation chaotique qui l'a amené à faire fermer le 25 août dernier, par voie d'huissier, cette société qui a une cinquantaine d'employés et deux agences.
A l'en croire, les problèmes entre lui et les deux autres actionnaires, Sally Adou Mouah Félix Junior, le directeur général, et Nango Innocent, le secrétaire général, remontent en 2007. «Le 28 septembre de cette année-là, j'ai reçu une lettre de licenciement de la part de M. Sally m'accusant d'avoir détourné 1,8million FCFA alors que mon salaire mensuel était de 2 millions.
Il s'est arrangé pour me faire jeter en prison le 16 avril 2008 alors que je réclamais mes droits qui s'élevaient à 120 millions. Bénéficiant d'une liberté provisoire depuis décembre 2008, j'ai interjeté appel et porté plainte contre les actionnaires en juillet dernier à la police criminelle. Depuis la semaine dernière, ils sont introuvables.» Son licenciement, selon l'ancien DGA, est un abus de pouvoir et son internement en prison une cabale car, confie-t-il, il menait des investigations sur des malversations faites par son DG et qui s'élèvent à des centaines de millions. «USC SA doit à tous ses fournisseurs. Ses comptes sont au rouge.
Le crédit d'enlèvement en douane est bloqué depuis plus de deux mois. Tous les fonds ont été expatriés en Europe, et je suis menacé de mort. Nous avons fait fermer l'entreprise pour prendre des mesures pour qu'elle redécolle, notamment avertir les autorités compétentes de la situation, faire rapatrier les fonds car nous avons l'assurance de récupérer un peu plus de 2 milliards FCFA ,et renégocier avec nos différentes banques», a-t-il confié.
Créée en 2004, cette entreprise qui a un capital social de 200 millions FCFA est au bord d'une fermeture définitive.

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