Kinshasa — A partir de la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Occidental, le président de la République, Joseph Kabila Kabange, a parlé : « Conformément à l'article 43 de la Constitution, aux objectifs du Millénaire pour le développement-OMD), ainsi qu'à ceux de l'Education pour tous (EPT), je charge le gouvernement de la République de prendre toutes les dispositions nécessaires pour rendre effective la gratuité de l'enseignement primaire dans les établissements publics dès la rentrée scolaire 2010-2011. Tous ensemble pour l'école de nos enfants, l'avenir de notre pays.
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Voici par ailleurs ce que stipule l'article 43 de la Constitution : « Toute personne a droit à l'éducation scolaire. Il y est pourvu par l'enseignement national. L'enseignement national comprend les établissements publics et les établissements privés agréés. La loi fixe les conditions de création et de fonctionnement de ces établissements. Les parents ont le droit de choisir le mode d'éducation à donner à leurs enfants. L'enseignement primaire est obligatoire et gratuit dans les établissements publics ».
UNE GRATUITE EN DEUX PHASES
Pour le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwangu Fuamba, qui se trouvait également à Kananga, cette gratuité va s'opérer en deux phases : la première phase concerne les classes de 1ère, 2ème, et 3ème primaires pour toutes les provinces hormis la ville de Kinshasa et la province du Katanga. Cette phase va s'opérer durant l'année scolaire 2010-2011. La deuxième phase concerne le reste des classes pour toutes les provinces y compris la ville de Kinshasa et la province du Katanga.
Un communiqué de presse du ministère de l'EPSP précise que par la gratuité de l'enseignement il faut entendre la prise en charge par l'Etat des frais de scolarité. Le document explique aussi que les villes de Kinshasa et de Lubumbashi ne sont pas concernées par la gratuité de l'enseignement du primaire dans la première phase parce que le taux d'exclusion et l'indice de parité fille-garçon sont les plus faibles du pays.
Dans tous les cas, indique le document de l'EPSP, la gratuité n'exonère pas les parents des frais de prise en charge ordinaire de leurs enfants découlant des effets de la filiation ou de la parenté. Des frais de fonctionnement seront alloués aux écoles publiques ainsi qu'à tous les bureaux gestionnaires. « Tous les enfants à l'école pour un Congo plus beau qu'avant ».
Contactés à chaud après publication de cette nouvelle, certains parents de la ville de Kinshasa déclarent ne pas comprendre en quoi consisterait cette gratuité de l'enseignement, parce que tous les frais restent encore à charge des parents à part les frais de minerval qui ne représentent pas grand'chose lorsqu'on considère le poids total de dépenses à supporter par les parents. De toute façon, le premier pas est franchi en direction de la gratuité de l'enseignement et de l'application de l'article 43 de la Constitution.
Aux dernières nouvelles, les salaires de juillet ont commencé à être versé aux enseignants. Entre-temps, les listings pour la paie du mois d'août sont déjà disponibles et envoyés dans les écoles. C'est dire que le gouvernement n'entend pas rater le coche du 6 septembre

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