Tambacounda — La baisse de la pluviométrie, la salinisation des terres et la déforestation, parmi d'autres facteurs, font qu'un tiers de la superficie du Sénégal se trouve à un stade pré-désertique, indique un document reçu à l'APS.
La dégradation des sols et l'insuffisante maîtrise de l'eau pourraient avoir des "conséquences dramatiques dans peu de temps si des actions ne sont pas entreprises à une large échelle", ajoute ce document du Projet d'appui à la petite irrigation locale (PAPIL), mis en oeuvre par le ministère de l'Agriculture.
Ce document a été remis aux journalistes lors d'une visite des responsables du PAPIL dans des périmètres agricoles à Koumpentoum et Dialacoto, dans la région de Tambacounda (est).
Les efforts déployés par l'Etat dans ce sens consistent à l'aménagement de périmètres dans la Vallée du fleuve Sénégal, explique le document qui relève "un certain nombre de difficultés liées notamment aux coûts d'exploitation élevés" de ces ouvrages agricoles.
"Le gouvernement a récemment opté pour la promotion d'une irrigation diversifiée, en privilégiant les petits aménagements plus facilement appropriables par les producteurs, avec une participation active des usagers tant pour la construction que pour la gestion des aménagements", indique le PAPIL.
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