Diourbel — Le président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (RADDHO), Alioune Tine, a plaidé pour l'instauration d'un "pacte républicain" sous-tendu par "une éthique de responsabilité et une citoyenneté responsable", estimant que sans cette condition le progrès reste utopique malgré l'existence des institutions propres à la démocratie.
M. Tine s'exprimait vendredi à Diourbel au cours d'un point de presse marquant le lancement des activités consacrées au 20-ème anniversaire de la RADDHO prévue sur la période allant d'octobre 2010 à octobre 2011.
"Il nous faut un pacte républicain. En scrutant l'horizon politique on constate qu'il n'est pas dégagé. Le ciel est sombre et il est temps pour les responsables politiques de s'assoir, de dialoguer pour éviter au Sénégal de basculer dans l'inconnu", a-t-il notamment insisté.
Retraçant le parcours de la RADDHO, M. Tine est largement revenu sur les succès de l'institution.
Ainsi, la RADDHO peut ainsi se targuer d'être l'une des premières organisations africaines à dimension internationale. Une envergure qui s'est traduite par une place d'observateur à la commission africaine des droits de l'homme et des peuples et un statut consultatif général à l'organisation des nations unies (ONU).
Au niveau national, le président de la RADDHO a mis l'accent sur la contribution de son organistion dans la socialisation des droits de l'homme. A ce propos, il a beaucoup insisté sur la notion de dignité humaine qui, selon lui, est une vertu qui réside en l'homme en toute circonstance. Sous ce rapport, il a souligné toute l'importance de poursuivre la lutte contre l'impunité, de promouvoir et de défendre les droits économiques, sociaux et culturels, etc.
"Aujourd'hui, nos faiblesses sont d'ordre institutionnel, financier et organisationnel. Cela pose ainsi le problème de la prfessionalisation de notre organisation", a par ailleurs concédé M. Tine pour apporter le versant le moins reluisant de l'évolution de la RADDHO.
Interrogé sur sa longue présence à la tête de la RADDHO, il a exprimé son intention de partir sans toutefois donner une échéance. "Rassurez vous on va partir. Mais on va renforcer et travail sur tous les plans pour laisser une organisation solide avant de partir", s'est-il contenté de dire avant de souligner "la culture démocratique et rebelle au sein de la RADDHO".
M. Tine a rendu hommage à l'observatoire de Diourbel pour "son dynamisme, sa capacité de travail et de nouer des contacts féconds", expliquant ainsi le choix du baol pour lancer les activités marquant le 20-ème anniversaire de la RADDHO dont le thème général porte sur "la promotion du droit à la dignité pour tous".
La cérémonie de lancement sera présidée par le premier ministre le 1-er octobre prochain à la Place de l'obélisque à Dakar.
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