Mali: Le Sénégal s'achemine vers trois contrôles sur le corridor Dakar-Bamako

Tambacounda — Le Sénégal s'achemine vers la mise en oeuvre de la directive de l'UEMOA fixant à trois le nombre de points de contrôle sur le corridor Dakar-Bamako, a indiqué samedi à Tambacounda (est), le directeur des transports Dramé Seck.

"Le Sénégal a transposé une directive de l'UEMOA qui dit que les points de contrôle sur le corridor doivent être ramenés à 3", a dit M. Seck lors de la restitution du 12-ème rapport trimestriel de l'Observatoire des pratiques anormales (OPA).

"Aujourd'hui, nous nous acheminons vers le respect de cette directive en ce sens que des réunions se sont tenues, au niveau du groupe de travail en charge de la contribution du Sénégal sur le corridor Dakar-Bamako-Ouagadougou, comme au niveau du comité national de facilitation", a-t-il ajouté.

L'OPA de l'UEMOA a effectué des enquêtes sur la période du 1-er avril au 30 juin 2010 sur six corridors de la sous-région, dont Dakar-Bamako, pour déterminer des pratiques anormales en vigueur comme la multiplicité des points de contrôle et les perceptions illicites (d'argent) de la part des agents du contrôle routier qui entraînent des retards et un renchérissement du coût des marchandises.

"Les points de contrôle qui ont été arrêtés en ce moment au départ de Dakar vers Bamako, c'est Dakar, Kaffrine et Kidira. Au retour, c'est-à-dire Bamako-Dakar, il y aura Kidira, Tambacounda et Diamniado", a-t-il expliqué.

Selon Dramé Seck, cette décision "doit être sous-tendue par la mise à disposition par l'UEMOA de macarons" qui seront apposés aux camions une fois contrôlés au port de Dakar. Cela permettra aux agents en poste sur la route de savoir qu'un contrôle a déjà été fait.

"Mais, présentement, ce macaron n'est pas disponible. Nous avons demandé, au niveau du groupe de travail, que l'UEMOA soit saisie pour la mise à disposition du macaron d'identification des camions", a indiqué le coordonnateur national de l'OPA, selon qui, "le scellement des camions pose aussi problème".

"A la première lecture du rapport n°10, nous étions à 28 contrôles le long de l'axe Dakar Bamako", a-t-il noté, relevant qu'aujourd'hui, le nombre est descendu à 25 contrôles.

L'OPA prend en compte le Sénégal pour la quatrième fois dans son rapport, tandis que l'observatoire vient de publier son 12-ème document. Le directeur des transports terrestres a souligné que, depuis le 22 juin, le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a pris le taureau par les cornes, suite à la publication du 11-ème rapport de l'OPA.

"L'Etat a pris ses responsabilités face à cette situation en sensibilisant tous les corps de contrôle routiers", afin de réduire les tracasseries routières sur le corridor Dakar-Bamako, a-t-il poursuivi.

M. Seck a, dans cette optique, précisé, en marge de la rencontre, que la disposition de l'UEMOA ramenant la charge à l'essieu à 11,5 tonnes sur le corridor Dakar-Bamako, a été transposée dans le code de la route sénégalais depuis 2004. "Maintenant, il reste le respect de cette disposition", a-t-il souligné.

"Le Sénégal est dans (cette) dynamique, dans la mesure où le Port autonome de Dakar va être doté, à partir du 31 décembre 2010, d'un pèse-essieu qui permettra à l'ensemble des camions au départ d'être contrôlés et que la charge à l'essieu soit respectée", a-t-il fait savoir.

"Pour une préservation du réseau, il faudrait que ce contrôle-là se fasse", a-t-il poursuivi, soulignant que "les routes sont dimensionnées à des charges maximales". Il a laissé entendre que la faiblesse des économies ouest-africaines les amène à s'attaquer aux pratiques anormales sur les corridors inter-Etats.


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