Le phénomène d'effondrements d'immeubles au Cameroun à Yaoundé notamment vient de rappeler à différents acteurs de la chaîne la délicatesse de l'acte de construction d'un bâtiment. Quel qu'il soit! Pour s'en convaincre, la Communauté urbaine de Yaoundé a lancé depuis le 26 août 2010, une opération de vérification des permis de bâtir des nombreux immeubles en chantier dans la ville. Il ressort de la première semaine de cette enquête que dans bien des cas, les constructions sur le terrain ne correspondent pas aux demandes formulées encore moins aux autorisations obtenues.
Ceci veut dire qu'aussi bien les demandeurs que les agents de la Communauté urbaine prennent des libertés d'avec la loi et surtout les exigences de normes et de qualité. Parce qu'à la faveur de l'actualité récente, les questions le secteur du bâtiment se révèle comme étant l'un des plus dangereux lorsque en cas de tricherie, l'on a surtout vu dans la ville, techniciens et propriétaires repasser au crible depuis quelques jours la qualité des équipements, leur dosage, la confection des socles (fondations).
Preuve que si l'on veut, on peut être rigoureux dans ce pays. Preuve également que les fils et les filles de ce pays éprouvent encore la crainte. Celle de la mort. Pour autant, depuis l'incident du quartier Nkolndongo au mois de février 2010, l'on s'est peu ou pas du tout intéressé à la situation des victimes des dégâts collatéraux. Les riverains des bâtiments effondrés. Ceux qui parfois ont brusquement perdu dans la chute des murs, biens et membres de leur famille. A ce propos, Ange Bagnia vient à juste titre rappeler qu'il y a des responsabilités à établir. Celle des propriétaires des bâtiments accidentés. Mais aussi celle des pouvoirs publics qui sont les gardiens de l'ordre social. Mais également des lois de la République.
A ce propos, la Communauté urbaine de Yaoundé a tort de vouloir dégager sa responsabilité lorsque, victime, Ange Bagnia demande que sa voiture totalement écrasée lui soit restituée ou que ses installations soient restaurées. L'on peut pour l'instant tenter de jongler. Mais sans aller bien loin. La loi étant là pour rattraper les joueurs impénitents.

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