Le Quotidien Mutations (Yaoundé)

Cameroun: Injs DanceSport - Toujours donner le meilleur de soi

Le club de danse de l'Injs de Yaoundé ambitionne de se hisser au sommet de cette discipline.

Sur les murs, des affiches où il est écrit : «Ateliers Pré-maternels». La salle bien nettoyée, accueille à l'évidence plusieurs activités. Les tout petits sont certainement passés par là. Intercalée entre plusieurs autres bâtiments et peu éclairée, cette salle de classe transformée pour l'occasion en piste de danse, sert de lieu d'entraînement pour les membres du club de danse de l'Institut Nationale de la Jeunesse et des Sports (INJS). Deux fois par semaine, voire cinq fois à l'approche des compétitions, ce sont une cinquantaine d'apprenants qui s'y adonnent à leur sport favori.

Mais en ce 27 août 2010, ce n'est pas la grande affluence. Juste une trentaine d'élèves dans ce club créé en 2006 par les autorités de l'institut. «Beaucoup de nos danseurs sont en congés, d'où le peu de monde», explique Jocelyne Bissa, membre du club, et qui suit la séance d'entraînement à l'écart, pour cause de maladie. A l'exception de quelques uns donc Zoyen Eric, commerçant et qui dit pratiquer la danse pour «maintenir sa ligne», la plupart des danseurs ici sont des étudiants venus des Universités de Yaoundé I et II, de l'Ecole Normale Supérieure, de Polytechnique et bien évidemment de l'INJS qui assure la tutelle du club.

L'ambiance dans la salle est studieuse et l'équipe des compétiteurs s'attèle à la mise au point des chorégraphies, malgré l'absence de quelques danseurs. Des absences qui ont tout de même amenées le responsable du club, Akiabom Nixon, maître de 3ème degré, la mort dans l'âme, à faire une croix sur la deuxième journée du ranking régional du Centre qui se déroule le 5 septembre 2010, et de se concentrer sur la coupe régionale prévue le 26 septembre. Aligné en ranger de quatre, les danseurs s'exercent à la salsa. La figure exécutée est la «Tornado», encore appelée «avion», mouvement circulaire avec grand écart, la jambe droite tournant en parallèle sur le sol, la jambe gauche restant fléchie. L'exercice facile en apparence, nécessite beaucoup d'agilité. Irène Emambo Essoumam, la jambe endolorie prend une pose. «C'est pas grave. Ca va aller», marmonne-t-elle.

Chaque danseur apporte son idée à la chorégraphie. Une attitude à l'opposée des injonctions parfois autoritaires de certains moniteurs de danse. Le maître de séant, laisse les uns et les autres donner libre cour à leur imagination et apporter leur contribution.

Ce qui n'est pas toujours du goût de tous. «Le maître est un peu trop gentil. Il gagnerait à être un peu plus rigoureux et strict. C'est souvent nécessaire pour vite avancer», murmure Elvira, la vingtaine, transfuge du ballet universitaire, certainement bien avisée des règles de transfert à la Fécadansa, et déjà très anxieuse à l'idée de participer pour la première fois à une compétition. Après deux heures d'entraînement non stop pendant lesquelles on alternait salsa, Rumba africaine, lambada, jazz et rock 'n'roll, la soirée s'achève par une séance de gymnastique et d'étirement. Les danseurs-compétiteurs devront revenir le lendemain. A l'évidence, les chorégraphies ne sont pas encore au point. « Nous serons près le jour - J et croyez moi, nous allons donner le meilleur de nous-mêmes pour conserver notre première place en danse moderne de société dans la région du Centre et améliorer notre performance au niveau national, où nous avons occupé la première place lors de la première journée du ranking national et la troisième place à la deuxième journée tenue à Douala », prévient Me Akiabom Nixon. Rendez-vous dès le 26 septembre pour la coupe régionale du centre.


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