Les livres soumis à nos enfants ont-il de la consistance ou sont-ils réellement ce qu'ils étaient ? Ainsi s'interrogeait un enseignant d'une de nos grandes écoles qui semblaient à demi mots dire que les documents mis à la disposition des élèves au jour d'aujourd'hui ont, à quelques exceptions une contenu discutable. Ferdinand Nana Payong, promoteur de la bourse du livre était face à la presse dimanche 5 septembre 2010, 24 heures avant la rentrée scolaire pour, outre édifier les journalistes sur les dates de la bourse du livre, attirer leur attention sur le fait « qu'il y aura en cette rentrée scolaire des gangs qui vont ramasser des livres dans les écoles pour les vendre au poteau ».
Bien plus, Ferdinand Nana Payong a voulu, à travers cette rencontre révéler que certains livres au programme du primaire sont truffés de fautes. La qualité d'impression approximative et du contenu discutable de certains ouvrages au programme scolaire, il en a été question au cours de l'échange avec la presse. « Je pense que lorsqu'un livre est mis au programme, le contenu éditorial doit être de bonne qualité. Certaines collections constituent un mini scandale pour la simple raison que le contenu est discutable. Des livres avec des fautes, c'est regrettable pour notre système éducatif qui au fil des ans perd un peu de sa valeur. Nous avons choisi de ne pas vendre ces livres en question. Ce sont des responsables qui ont eux même proposé des livres qui n'ont pas été retenus pour des raisons inavouées qui ont fait une étude comparative. Ils nous le démontrent en soulignant les fautes. Ils ont travaillé sous le couvert de l'anonymat » a dévoilé « le marchand du livre ».
A propos de la structure d'un livre, Ferdinand Nana Payong dit « qu'un livre pour un enfant devrait tenir sur l'année scolaire ». Il a par ailleurs annoncé la mise sur pied d'un nouveau concept. « Nous préparons le lancement de ce concept qui aura lieu d'ici peu. Vous en serez informé le moment venu. Ce concept n'a jamais été mis sur pied en Afrique. Nous avons marqué un arrêt et nous nous sommes rendus compte que tout était prêt. Ce concept permettra aux familles d'avoir le livre à des prix défiant toute concurrence. Je n'ai pas voulu le lancer avant la rentrée scolaire pour permettre aux marchands du livre de faire les affaires » annoncera-t-il. Et de poursuivre « il va révolutionner l'utilisation du livre. Il sera mis sur pied avec l'appui de certaines communes. Il sera sur l'ensemble du triangle national. Nous avons des volontaires très excités à rentrer dans l'aventure ». Voilà qui réjouit les parents.
En somme, l'on aura appris que la bourse du livre s'installe au foyer culturel à Douala, au carrefour Arno et à Yaoundé au Kaba Ngondo dès ce jour et ce jusqu'au samedi 11 septembre 2010. Après le lancement qui a eu pour cadre le stade Mbappe Leppe et qui avait enregistré près de 400 personnes. A la bourse du livre, l'on tient compte du prix officiel du livre, « les parents qui viennent vers nous ont tout de suite une idée du tarifaire. Ils peuvent acheter ou ne pas acheter chez nous. Certains parents peuvent même se retrouver en train d'effectuer des opérations sans dépenser un sou. Nous faisons des remises aux parents ». Ce concept, il importe de le souligner a été mis sur pied dans l'optique de faciliter l'acquisition des livres aux parents.

Comments Post a comment