"La place de l'art contemporain en Afrique et dans le monde : Le rôle des structures locales". Ce thème a été l'objet d'une conférence animée par Simon Njami, commissaire et critique d'art international, le mardi dernier , à la Fondation Charles Donwahi pour l'art contemporain, sise aux II-Plateaux. Le conférencier qui, par ailleurs est le secrétaire général honoraire de la Fondation Charles Donwahi pour l'art contemporain, avait à ses côtés le professeur Yacouba Konaté, lui aussi éminent critique d'art international.
On peut retenir de leurs différentes interventions que l'art contemporain ne tient pas encore véritablement un rôle prépondérant dans les sociétés africaines. De ce fait que, même s'il existe des créateurs et des critiques d'art, il faut noter l'insuffisance voire parfois l'inexistence de circuits de diffusion, de musées, de galeries d'exposition particulièrement dans les pays du Sud. Toute chose qui, ont-ils relevé, n'est pas faite pour encourager les créateurs.
C'est pourquoi, pour Simon Njami, il est bon de soutenir des structures comme la Fondation Charles Donwahi qui, si elles sont multipliées, pourraient constituer des instances de validation en vue de rendre plus compétitif l'art contemporain au plan international.
Cette fondation créée par Illa Donwahi depuis 2008 est un espace dédié à la création contemporaine dans toute sa pluralité. Elle est constituée de trois villas et deux appartements (repartis sur 1500m2), abritant des salles d'exposition et une résidence d'artistes.
Déjà à son actif, des réalisations telles que, "Passion secrète" du 25 avril au 25 juin 2008 avec une cinquantaine d'artistes plasticiens pour 70 oeuvres exposées, "Rétrospective Jean-Claude Heinen, 50 ans de peinture !" du 23 avril au 18 juin 2009, "Urbanity", samedi 20 juin 2009, de 22h à l'aube, "Open Studio" de Joël Mpah Dooh, du 17 décembre 2009 au 10 mars 2010, "Open Live" de Joël Mpah Dooh-Biennale de Dak'Art 2010, le 9 mai 2010.
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