Cameroon Tribune (Yaoundé)

3 Décembre 2010

Cameroun: Focus - Les vertus du moringa

La plante venue des Indes est réputée soigner de nombreuses maladies.

Le moringa, vous connaissez ? Peu de gens dans la rue à Yaoundé répondent par l'affirmative à cette question. Et pourtant cette plante qui depuis moins de huit ans occupe de plus en plus d'espaces cultivés au Cameroun, fait couler beaucoup d'encre et de salive. Certains journaux comme « la Voix du paysan » ou « Ambition Magazine » lui ont consacré des dossiers spéciaux. Des émissions, telles « Carnet de développement » sur l'antenne provinciale de la Crtv du Centre, « Au service de tous » sur Radio Bonne nouvelle, traitent du moringa dans des rubriques hebdomadaires.

L'intérêt pour cette plante venue des Indes, et que l'on retrouve aujourd'hui dans bon nombre de pays tropicaux, tient à ses usages multiples. Dans son pays d'origine, le moringa est traditionnellement réputé soigner quelque trois cents maladies. Ses feuilles, consommées comme légumes, sont actuellement recommandées dans les milieux hospitaliers dans certains pays d'Afrique pour corriger la malnutrition chez la mère et l'enfant. Extraite de ses graines, l'huile de moringa est comestible. Par un coup de pouce des Ong, son extraction commence à se développer surtout dans les pays où manquent les huiles alimentaires. Dans l'alimentation du bétail ou de la volaille cette plante produit vraisemblablement des résultats spectaculaires susceptibles de baisser les coûts de production. C'est du moins ce que soutient Benjamin Endama Meka, un ingénieur agro environnementaliste qui à la tête d'une association promeut la culture du moringa comme activité génératrice de revenus. Un kilo de poudre de feuilles de moringa est écoulé à 20 000 F à Yaoundé. Tout est bon à prendre, rien de cette plante ne se perd, des feuilles aux racines, des graines à l'écorce. Les dérivés du produit sont conditionnés et distribués à des personnes souffrant de maux variés. Dans son exploitation de Nkolfoulou, dans la banlieue de Yaoundé, Endama Meka associe la culture du moringa et d'ananas à un élevage expérimental de poulets. On peut y voir des coqs vigoureux à l'Ã "il vif et à la crête conquérante.

D'autres récits révèlent que le moringa dont la croissance est extrêmement rapide, est utilisée comme pare-feu ou encore pour le reboisement d'espaces dénudés.

La recherche scientifique s'intéresse déjà à cette plante à laquelle l'on prête tant de vertus. Des analyses montrent la très grande richesse de ses feuilles en vitamines A, C, B1, en calcium, potassium et en protéines.

Dans l'abondante littérature qui lui est consacrée sur Internet, l'on apprend qu'une étude réalisée en 2007 en Thaïlande reconnaît à la plante la capacité de diminuer de manière importante le taux des lipides sanguins dont le cholestérol. Ce qui donnerait à croire que sa réputation à soulager les maladies cardiovasculaires ne serait pas usurpée.

Nous avons rencontré trois personnes qui témoignent sur la manière dont le moringa a changé leur état de santé.

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