Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Le long métrage « Viva Riva » a inauguré la salle de projection de la Halle de la Gombe

Premier fiction typiquement congolaise réalisé à Kinshasa au standard international, le long métrage « Viva Riva » a été tourné à Kinshasa par le réalisateur Djo Tunda wa Munga. La projection à la Halle de la Gombe a été exceptionnelle, car la version finale du film sera disponible dans plus ou moins six mois.

La nouvelle salle de projection de la Halle de la Gombe/Centre culturel français a été inaugurée le mercredi 8 décembre en présence d'illustres invités. On a noté la présence de l'îcone du cinéma français, Sandrine Bonnaire, marraine de la salle, de la ministre de la Culture et Arts, Jeannette Kavira, de l'ambassadeur de France Pierre Jacquemot, de son homologue des Pays-Bas, etc.

Et pour l'ouverture de cette nouvelle salle de projection, un long métrage inédit, typiquement congolais, et sans doute le premier du genre a été à l'affiche : « Viva Riva » du réalisateur congolais Djo Tunda wa Munga. Fiction tournée entièrement dans le paysage naturel de Kinshasa, ce film a été présenté au pavillon des cinémas du monde des Cannes en France, pavillon parrainé, du reste, par Sandrine Bonnaire. C'est là qu'elle a découvert le film et fait la connaissance du réalisateur congolais. C'est à partir de cet échange que l'actrice s'est résolue à effectuer une visite à Kinshasa et accepter d'être la marraine la nouvelle salle de projection de la Halle de la Gombe.

L'INTRIGUE DU FILM

« Viva Riva », c'est l'histoire d'un jeune kinois, Riva (incarné par le chanteur congolais du hip hop Pacha Bay) qui est allé chercher fortune en Angola. De là, il a ramené une important cargaison de baril de pétrole qu'il compte vendre à Kinshasa où la pénurie du carburant paralyse quasiment la circulation. En position de monopoleur, Riva mène une vie d'ambiance, entraînant un ami de longue date dans sa suite. Mais des malfrats angolais sont à sa recherche, car il leur a piqué le pétrole, avant de s'en fuir à Kinshasa. Les malfrats l'ont traqué jusqu'à Kinshasa et commis des meurtres dans la ville. L'histoire se termine dans un bain de sang

Ce long métrage est réalisé sur le standard international, avec des prises dignes d'un film d'action américain. Djo Tunda wa Munga a tenu à montrer le visage du quotidien de Kinshasa, une ville qui baigne dans divers maux (corruption, insécurité, le phénomène des enfants de rue, etc.), dans une indescriptible précarité, mais aussi la vivacité des habitants, leur engouement à la vie, etc. Le sexe et la violence jusqu'à la mort sont très présents dans ce film, une première dans le cinéma congolais. Outre Pacha Bay, on retrouve d'autres acteurs congolais comme Romain Ndomba, La version finale sera disponible dans six mois maximum, a laissé entendre Djo Tunda wa Munga ; la projection à la Halle a donc été une séance spéciale, en rapport avec la circonstance.

« Ce film est la réponse au défi de se dire que c'est possible de faire quelque chose au Congo. J'ai accepté de le présenter dans mon pays par rapport à l'engagement pour le cinéma. Ce film est une preuve qu'il existe des artistes fantastiques et des envies de créer en RDC», a déclaré le réalisateur Djo Tunda wa Munga. Pour sa part, Sandrine Bonnaire a encouragé le cinéaste congolais. « Ma présence à Kinshasa est la continuité de l'aventure cannoise qui fut des échanges culturels entre des pays différents. J'ai tourné un film au Niger, mais je ne connais pas vraiment l'Afrique ».

De Djo Munga, l'on retient que c'est un réalisateur congolais qui travaille à Kinshasa. Il a appris le cinéma en Belgique et réalisé plusieurs films documentaires et quelques courts métrages de fiction. Il est l'auteur d' « Auguy » et de « Papy mon histoire », un film tourné essentiellement à Kinshasa avec des acteurs de la capitale (Romain Ndomba, Shaddy Sukusuku, etc.) qui sensibilise à la prévention contre le Vih/Sida.

L'on rappelle que « Viva Riva » a précédé le cycle Sandrine Bonnaire qui consiste à la projection de quelques films de Sandrine Bonnaire du 9 au 22 décembre en la nouvelle salle polyvalente de projection de la Halle de la Gombe. Il s'agit de « Sans toi ni loi » d'Agnès Varda (1985) « Elle s'appelle Sabine » de Sandrine Bonnaire en tant que réalisatrice (2007), « La cérémonie » de Claude Chabrol (1995), « Joueuse » de Caroline Bottaro (2009), « A nos amours » de Maurice Pialat (1983) et de « Mademoiselle » de Philippe Noiret (2000).

La responsable de la Halle de la Gombe, Françoise Gardies, a, avant la projection de « Viva Riva », noté que la réhabilitation de la nouvelle salle de projection a été rendue possible grâce au financement du ministère français des Affaires étrangères et européennes.

Cette salle va permettre de développer une politique de cinéma à Kinshasa afin de promouvoir le cinéma français, le film congolais et d'autres oeuvres cinématographiques de par le monde, a souligné Françoise Gardies.

La journée d'inauguration de la nouvelle salle de projection de la Halle de la Gombe s'est achevée sur une faste production du groupe musical Washiba de Moïse Ilunga où l'on a retrouvé le virtuose de la guitare Vico Mupassa.

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