Environ soixante-douze heures après la conférence de presse de samedi dernier à Douala, la capitale économique, les responsables du Syndicat des Journalistes Employés du Cameroun (SJEC) et de l'Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (ESSTIC) se sont à nouveau retrouvés.
La rencontre a eu lieu dans l'après-midi de ce 18 Janvier dans les locaux de l'ESSTIC, présidés par le Professeur Laurent-Charles Boyomo Assala, le Directeur de l'institution. Il s'est agi d'approuver les grandes lignes des travaux devant mener à la mise en place d'un nouveau cadre normatif de la presse au Cameroun.
En ouvrant les travaux, le Professeur Boyomo Assala a surtout remercié les participants venus de Douala pour avoir honoré le rendez-vous et plus particulièrement le SJEC pour la confiance renouvelée. Par la suite, il a passé la parole à Jean Baptiste Sipa, le Conseiller du Président du SJEC pour un bref rappel des contexte et objectif du projet.
Ce dernier a relevé « qu'il s'est agi pour le SJEC, près le constat de la difficulté à faire appliquer la Convention Collective Nationale (signée le 12 Novembre 2008 à Yaoundé) de penser qu'il fallait impliquer l'Etat dans la viabilisation des entreprises de presse. Le SJEC a mis en place un plaidoyer qui a consisté en un colloque international qui a dressé un état des lieux et fait des propositions. Il faudrait à présent mettre en place un cadre légal et juridique pour que les entreprises de presse se développent ; il s'agit-là d'un dispositif alternatif ».
Après ce rappel, le Professeur Boyomo Assala a développé la méthodologie du travail. « Il est important de collecter l'ensemble de la documentation relative au sujet, de l'analyser et de la synthétiser en tenant compte des résolutions du colloque dans le but d'élaborer un nouveau cadre normatif...une refonte des dispositions légales existantes qui régissent la profession et son exercice ». Cette recherche documentaire doit déboucher sur la rédaction d'une mouture qui devra être présentée au gouvernement.
Plusieurs noyaux de travail ont été mis en place à travers un panel d'enseignants de l'ESSTIC et des membres ou partenaires du SJEC.
Un chronogramme prévoyant 02 à 03 rencontres sectorielles et 02 à 03 réunions plénières a été adopté. Il court depuis le 16 Janvier pour s'achever à la fin du mois de Février.
La presse quant à elle sera convoquée à la fin du processus pour prendre connaissance de la mouture proposée au gouvernement pour un éventuel débat et de possibles amendements ou propositions.
Depuis le 15 Janvier dernier, les membres du SJEC et leurs partenaires de l'ESSTIC ont accordé leurs violons et croient dur comme fer qu'un nouveau cadre normatif de la presse est la seule voie qui conduira au développement de ce secteur, l'un des socles de la démocratie.
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