Chantal Kanymbo et Jean Baptiste Ndundu, respectivement présidente du Comité de suivi de la société civile et team leader du groupe thématique «Parlement et Elections» ont déposé hier mardi 22 mars 2011 les propositions d'amendement de la Loi Electorale auprès de quelques acteurs politiques. Accompagnés dans leur ronde par un groupe des journalistes, ils se sont rendus successivement chez de Kiakwama, François Mwamba et Nkulu Mwenze.
Choix du suffrage direct comme mode de scrutin des gouverneurs, reconnaissance de la qualité d'électeur aux Congolais de la diaspora, prise en compte des niveaux d'étude et d'expérience comme critère d'éligibilité, listes bloquées alternées pour mieux concrétiser la parité homme -femme... sont 9 des suggestions émises par les « experts des élections» du groupe dirigé par Jean- Baptiste Ndundu.
Les présidents des groupes parlementaires MLC, PPRD et celui des Chrétiens Démocrates, ont réagi à chaud sur les grands axes de ces propositions. Promettant d'abord d'en discuter avec les cadres de leurs partis et plus tard en plenière lors des discussions sur la Loi Electorale.
Kanymbo et Ndundu ont d'abord été reçus par les Chrétiens Démocrates. Le rituel a été le même lors de ces déplacements. Jean Baptiste Ndundu a expliqué posément à leurs hôtes les grandes lignes de ces amendements avant de leur remettre le texte complet..
Pour Kiakwama, qui s'est entretenu avec ses hôtes dans un des locaux du Parlement, la societé civile a posé un acte patriotique en voulant attirer leur attention sur ces problèmes.
En ce qui concerne le vote des Congolais de la diaspora, ce projet certes louable, sera difficile à matérialiser dans un avenir proche pour diverses raisons.
Quant à la préoccupation portant sur une large représentativité féminine, c'est l'un des chevaux de bataille de ses pairs du parti, qui accordent une grande attention aux groupes vulnérables, a fait observer Gilbert Kiakwama.
Néanmoins, les femmes ont l'obligation de choisir des «vertebrés» pour faire entendre leurs voix. Enfin, lui aussi aimerait voir des gouverneurs se faire élire au suffrage direct.
Accueil favorable
Les deux acteurs sociaux et leur suite se sont dirigés ensuite au domicile de François Mwamba sur l'avenue Kalemie à Gombe.
Ayant, comme Kiakwama, apprécié à sa juste valeur, le travail de titan qu'abat, chaque jour les acteurs sociaux, il s'est appesanti longuement sur l'hostilité qui règne entre les «nationaux» et nos compatriotes de la diaspora. Lui même ayant longtemps vécu en Europe comprend clairement les raisons de cette méfiance.
Dubitatif pour le moment quant aux chances du vote des congolais de la diaspora, il a également, comme Kiakwama, appelé les femmes à montrer un réel engagement pour la politique. «On ne se fait pas des cadeaux en politique», a-t-il ajouté.
Une démarche particulière
La boucle a été bouclée au siège du groupe parlementaire du PPRD à Gombe.
«Provocateur» par moments, mais néanmoins, posé, le député national Nkulu Mwenze, a donné du fil à retordre à ses hôtes. Adoptant une démarche particulière, il a attiré l'attention des acteurs sociaux sur la complexité de certaines propositions formulées par Ndundu et son équipe.
Les listes bloquées? On ne fait pas beaucoup confiance aux chefs de partis. Et si les hommes les plus influents du parti étaient placés en bas de la liste? Niveau d'instruction? Oui,cela est fondé dans la mesure où on doit avoir des élus suffisamment instruits. Et l'expérience, cela ne vous dit rien? Bon nombre des intellectuels font de la figuration au Parlement.
Parité? Oui, mais les femmes, reconnues comme des battantes, en politique, sont très peu nombreuses, a-t-il souligné. JB Ndundu a dit qu'il est satisfait de l'accueil réservé à leur «document» par les trois députés.
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