L'Express (Port Louis)

29 Mars 2011

Ile Maurice: Dubaï - Un Mauricien accusé de viol par une collègue australienne

Une habitante de Brisbane accuse un Mauricien du Méridien Al Aqah Beach Resort d'avoir abusé d'elle en juin 2008 après une beuverie avec deux autres collègues indiens. Elle intente un procès à l'établissement après qu'elle ait été condamnée à la prison pour avoir supposément eu des relations sexuelles hors-mariage...

Un Mauricien employé à l'hôtel Le Méridien Al Aqah Beach Resort, à Fujaïrah, à Dubaï, est accusé de viol par une collègue australienne. L'affaire remonte à juin 2008 mais Alicia Gali, 29 ans, vient de lever le voile sur cette affaire, ayant décidé d'intenter un procès à cet établissement géré par le groupe Starwood.

La jeune femme originaire de Brisbane explique à la presse australienne avoir été drogué par le Mauricien ainsi que deux collègues indiens mais, qu'au final, elle s'est retrouvée en prison pour avoir eu des relations sexuelles hors-mariage. Elle explique avoir vécu un véritable enfer et que ce n'est qu'après huit mois passés en détention qu'elle a été « pardonnée » et qu'elle a pu rentrer chez elle.

Alicia Gali déplore qu'elle ait été condamnée à douze mois de prison alors que c'est elle qui a alerté les autorités policières des Emirats Arabes Unis (EAU) de ce viol collectif. Elle a logé une plainte contre Le Méridien Al Aqah Beach Resort devant la Cour suprême de Brisbane, le vendredi 25 mars.

Cette instance a donné son feu vert aux hommes de loi de la jeune femme d'aller de l'avant avec la procédure. D'autant qu'Alicia Gali affirme que l'établissement a failli dans son devoir d'assurer un minimum de protection à ses ses employés.

contre des agressions. Son cabinet d'avocat, Maurice Blackburn, va plus loin : il souligne que l'hôtel a encouragé ses employés à consommer de l'alcool au bar sans qu'ils aient un permis émis par les autorités des EAU. Ce qui a crée un environnement propice à la prise d'alcool.

Toujours selon le cabinet d'avocat, l'établissement aurait dû mettre en place des structures pour séparer ses employés de sexe masculin et féminin. Et aussi à leur avertir des coutumes locales « archaïques » et des peines de prison qu'ils encourent pour des délits qui n'existent pas leurs pays.

Quand Alicia Gali a été arrêtée, elle n'a pas eu le soutien de son employeur d'une quelconque façon, déplorent ses avocats, ce qui a grandement contribué à un stress post-traumatique chez elle. Elle a ainsi développé la claustrophobie, la dépression et ses nuits sont entrecoupées de cauchemars.

Alicia Gali explique avoir pensé être en sécurité au sein d'un groupe hôtelier international mais qu'elle a vite déchanté. Elle ajoute également ne pas vouloir que cet incident soit manipulé pour attaquer les arabes ou les musulmans, ce qui l'a poussé à révéler que ses agresseurs étaient des Indiens et un Mauricien.

Le cabinet Maurice Blackburn estime que ces trois hommes ont été détenus dans le cadre de cette affaire. Il espère avoir l'aide des organisations de défense des droits de l'homme et des juristes des EAU pour l'épauler dans cette bataille juridique.

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