Notre Voie (Abidjan)

Cote d'Ivoire: Programme d'urgence dans le secteur aéroportuaire - La Sodexam opte pour le renforcement des capacités opérationnelles

Les secteurs de l'aéronautique civile, des aéroports et de la météorologie représentent un enjeu majeur pour le développement de la Côte d'Ivoire et de la sous -région. La vision à l'horizon 2018 pour la Société d'exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (Sodexam) concernant ces secteurs, est de mettre les ressources humaines et les infrastructures au coeur de la compétition, dans la perspective du développement économique et social qui doit accompagner le processus de reconstruction du pays.

Dans le contexte actuel qui a été présenté le 28 mars dernier, à la direction générale du port d'Abidjan. Il s'agit de mettre en place un programme d'urgence. Pour les responsables de la Sodexam, les objectifs de cette année sont d'assurer le renforcement des capacités opérationnelles de la société et d'assurer de meilleures conditions sociales et de travail pour le personnel. Il est à relever que les activités de la Sodexam consistent à permettre le décollage, la navigation aérienne et l'atterrissage en toute sécurité des avions ainsi qu'à l'observation et à la prévision du temps.

Concernant le programme d'urgence, des projets dont certains sont en cours et d'autres qui sont de nouveaux projets, ont été identifiés. Il s'agit pour les projets en cours, d'assistance en escale ou handling, de l'équipement et de l'inauguration du centre régional de médecine aéronautique et aéroportuaire, de la réhabilitation de la piste de l'aéroport de Yamoussoukro et de la modernisation et extension de l'aérogare Fret de l'aéroport d'Abidjan. Les nouveaux projets sont la couverture radar, la sécurisation de l'aéroport de Yamoussoukro et la construction d'un deuxième aéroport à Abidjan.

Pour les responsables de la Sodexam, il est nécessaire de procéder à la normalisation de la situation pour les cas d'assistance en escale ou handling. En effet, l'assistance au sol ou assistance en escale ou « Handling », est une activité aéroportuaire de production de services et de prestations aux usagers des aéroports (compagnies aériennes, passagers, poste, transitaires, etc.). En 2002, face aux difficultés d'Air Afrique qui exerçait cette activité à Abidjan, l'Etat a mis en place une régie pour assurer et garantir la continuité du service. Les différentes tentatives de concession n'ayant pas abouti, l'activité est toujours gérée par la régie. D'où la nécessité de procéder à une normalisation de la situation.

Quant à la réhabilitation de la piste de l'aéroport de Yamoussoukro, il faut indiquer que la Côte d'Ivoire compte 3 aéroports internationaux que sont Abidjan, Bouaké et Yamoussoukro. L'aérodrome de Yamoussoukro a été construit en 1974. Il comporte une piste revêtue de 3.000 mètres de long sur 45 mètres de large permettant l'atterrissage d'un B747. La piste de 2.500 mètres a été construite en 1969, puis rallongée à 3.000 mètres, au début 1970. Depuis, aucune réhabilitation ou renforcement n'a été exécuté. La piste connaît une dégradation avancée caractérisée par des fissures, des épaufrures, des faïençages et des défauts de joint. Son utilisation présente des risques et a dû être limitée à des aéronefs plus légers que l'avion critique le B747. Pour l'instant, l'aéroport ne peut plus être utilisé comme aéroport de dégagement d'Abidjan et aéroport charter de la Côte d'Ivoire. Pour se faire, trois options ont été proposées, dont l'option 1, avec un renforcement et une mise aux normes de la géométrie des infrastructures.

S'agissant de la modernisation et extension de l'aérogare fret de l'aéroport d'Abidjan, à l'instar de la modernisation de l'aérogare passagère, le centre de fret doit offrir aux compagnies aériennes, un service de qualité et l'image d'une plateforme sûre et moderne. Il a été établi à partir des dossiers techniques élaborés par Aeria et d'une étude de faisabilité économique et financière, réalisée par le Bnetd, à la demande de la Sodexam. Le coût du projet est de 25.811.120.000 FCFA TTC, cofinancé par la BID (16.109.830.000 FCFA), le Fonds de l'OPEP (2.754.000.000 FCFA) et la Côte d'Ivoire (6.947.290.000 FCFA).

La couverture radar est l'un des nouveaux projets de la Sodexam. Trois stations radars avaient été acquises par la Côte d'Ivoire dans les années 1970, pour des questions de défense nationale et de navigation aérienne. Si le radar primaire permet de détecter les signaux, le radar secondaire a besoin d'une collaboration de l'aéronef pour être détecté. Dans le cadre des mesures d'urgence, il s'agit d'acquérir et d'installer un radar primaire et un radar secondaire à Yamoussoukro, pour la surveillance de l'espace aérien et la navigation aérienne civile. Cela participe à la sécurisation de l'Aéroport. Les exigences en matière de certification des aéroports internationaux, conformément aux normes de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) exige au moins la clôture de ces aéroports. Yamoussoukro étant l'aéroport de la capitale politique, il est nécessaire de prendre les dispositions, pour établir les titres de propriété et réaliser la clôture de la zone des opérations aériennes.

La construction d'un deuxième aéroport à Abidjan (aéroport militaire) repose sur des choix stratégiques. Le plan d'action stratégique de la Sodexam a identifié la construction de deux nouveaux aéroports internationaux en Côte d'Ivoire. Il s'agit de la construction d'un deuxième aéroport international à Abidjan et d'un autre à San-Pédro. Pour respecter la convention de concession actuelle de l'aéroport d'Abidjan, il s'agira, dans le cadre des présentes mesures d'urgence d'indiquer que le projet vise la construction d'un aéroport militaire au nord de la ville d'Abidjan.

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