L'arrestation de Laurent Gbagbo lundi 11 avril 2011 a été accueillie favorablement par la communauté internationale, laquelle avait reconnu dans son ensemble la victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle. Les chancelleries et les politiques insistent sur le fait que le président déchu doit être traité avec respect et souhaitent que la paix s'installe en Côte d'Ivoire. Voici les premières réactions.
L'arrestation de Laurent Gbagbo « envoie un signal fort aux dictateurs » de la région et au-delà qu'ils ne « devraient pas mépriser » la voix de leurs peuples qui réclament des élections libres et justes, a déclaré la sécrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton.
« La Côte d'Ivoire va enfin sortir de la situation difficile dans laquelle l'avait plongée Laurent Gbagbo. Ce qui est important, c'est de travailler à la réconciliation de tous les Ivoiriens », a estimé Serigne Mbacké Ndiaye, ministre et porte-parole du président sénégalais Abdoulaye Wade.
« Nous souhaitons que la Côte d'Ivoire, qui est une locomotive en Afrique de l'Ouest, retrouve la paix. Nous ne doutons pas que Alassane Ouattara sera à la hauteur et qu'il n'y aura pas de chasses aux sorcières », a ajouté M. Ndiaye.
Priorité à la réconciliation
Laurent Gbagbo « doit être traité avec respect », a déclaré à Londres le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague. M. Gbagbo a « agi contre tous les principes démocratiques », a-t-il confié lors d'une conférence de presse commune avec son homologue italien Franco Frattini, en visite à Londres. Il a aussi rappelé que la Grande-Bretagne avait « depuis longtemps reconnu » Alassane Ouattara « comme le président de droit de la Côte d'Ivoire ».
« La priorité doit maintenant être donnée à la réconciliation nationale y compris parmi les forces armées », a affirmé le président polonais du Parlement européen, Jerzy Buzek.
La crise « aurait pu être évitée si Laurent Gbagbo avait accepté la volonté de son propre peuple, librement exprimée dans les urnes », a noté M. Buzek. Il a estimé que les Ivoiriens « ont longtemps souffert des agissements irresponsables de leur classe politique ».
Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale française, Jean-Marc Ayrault, a appelé Alassane Ouattara à être « le garant de la paix civile ». « Le départ de Gbagbo n'a que trop tardé à cause de sa propre obstination à refuser le verdict des urnes, qui a conduit à des massacres et à des affrontements ».
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