Pneus brûlés sur les principaux axes routiers, des voitures administratives incendiées ou saccagées avec en toile de fond des colonnes de fumées noires et opaques qui s'élèvent de différents coins de la ville. C'est le spectacle désolant qu'a offert la cité du rail durant toute la journée d'hier jusqu'à l'annonce du retrait du projet de loi sur le ticket présidentiel.
Les mouvements de protestation contre le projet de loi sur le ticket présidentiel qui ont secoué mercredi dernier la cité du rail, ont repris de plus bel hier avec beaucoup plus d'ampleur.
Il était 10 h quand la masse de protestants s'est ébranlée à destination de la gouvernance, après avoir mis le feu sur l'avenue Caen, à la devanture de l'Efi et du tribunal régional. Et au fur et à mesure de sa procession, la foule laissera derrière elle des foyers incandescents sur la chaussée.
C'est ainsi que des pneus ont été allumés devant le Cyber Campus et au niveau de la gouvernance où, comme mercredi dernier, les forces de l'ordre assurant la sécurité des lieux ont interdit tout accès.
Ces mouvements se poursuivront dans l'après-midi. C'est ainsi que la route de Khombole menant au domicile du député libéral Mbaye Diouf sera la cible des jeunes qui ont saccagé l'agence de la Sones, avant de s'attaquer au siège de la Senelec et à la maison de Mouhamadou Lamine Massaly.
C'est après qu'elle s'en prendra à la permanence du Pds sise au quartier 10e. Là, les manifestants défonceront la porte d'entrée pour détruire tout le mobilier en place.
Pendant tout ce temps, les services de l'ordre, ployant sous la masse imposante des manifestants, suivaient au pas tentant vainement de disperser la foule. Une tâche qui a été des plus ardues compte tenu de la faiblesse de l'effectif déployé sur le terrain.
Aussi se verront-ils réduits au rôle de sapeur-pompier, en éteignant les feux le long des rues. La cité du rail ne retrouvera le calme qu'après l'annonce du retrait du projet de loi. D'autant que les cinq jeunes interpellés par les forces de l'ordre ont été, par la suite, relâchés.
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