Le Pays (Ouagadougou)

5 Juillet 2011

Burkina Faso: Mine de manganése de Kiéré - De nombreux emplois pour les Burkinabè

Le ministre des Mines, des carrières et de l'énergie, Salif Lamoussa Kaboré a visité la mine de manganèse de Kiéré dans la commune de Houndé le 4 juillet 2011. Accompagné de ses proches collaborateurs et des autorités de ladite localité, il a pu toucher du doigt les réalités de la mine et constater de visu ce que la société de recherche et d'exploitation minière Burkina manganèse fait sur le terrain et les actions sociales qu'elle réalise au profit des populations riveraines.

La mine de Kiéré dont les études et permis d'exploitation ont été lancés en avril 2008, a une réserve prouvée de 600 000 tonnes. Considérée comme une petite mine, elle produit de nos jours 3 000 à 4 000 tonnes par mois sur une prévision de 10 000 tonnes.

Cette situation, selon les responsables de la mine, est due à des problèmes techniques et à l'insuffisance du personnel qualifié. Mais la société oeuvre à trouver une solution à ces difficultés pour que la production mensuelle atteigne les 10 000 tonnes. Sur les 156 employés dont dispose la société, 130 sont des Burkinabè dont 80 issus de la localité abritant la mine, ont-ils indiqué.

Les débouchés

Le manganèse du Burkina dont les principaux débouchés sont la Chine, l'Inde et l'Europe, est très prisé, ont confié le Directeur général (DG) de Burkina manganèse, Prosper Zoungrana et ses techniciens.

L'exploitation du manganèse du Burkina, ne fait pas d'usage de produits chimiques mais les questions environnementales sont au centre des préoccupations de la société.

Un comité provincial de gestion environnementale est d'ailleurs mis en place à ce effet, ont-ils signifié au ministre avant de lui confier que les questions sanitaires sont également prises au sérieux car tous les agents bénéficient annuellement d'une visite médicale.

Les actions sociales

A en croire les responsables de la mine de manganèse de Kiéré, plusieurs actions ont été et continuent d'être réalisées au profit des populations riveraines. Parmi elles, la réalisation d'une retenue d'eau, la réfection de l'école, l'équipement du Centre sanitaire de promotion sociale (CSPS), etc. La société débourse également la somme de 700 000 F CFA par an pour la résolution des questions coutumières, ont-ils affirmé.

Cependant, ils n'ont pas pu donner le montant que la société verse au trésor burkinabè au titre des taxes, impôts et royalties. Selon M. Zoungrana, les ressources de la mine de Kiéré sont restées longtemps inexploitées car il y a eu beaucoup de contraintes au début. L'une des difficultés majeures, est leur évacuation à l'extérieur, a-t-il affiné. La mine de Kiéré est une expérience pilote.

Elle vise à montrer au gouvernement que la société qui est aussi présente au Mali et bientôt en Côte d'Ivoire, peut faire mieux si elle a un soutien, a-t-il souligné. Il a relevé que le manganèse est utilisé dans la fabrication des piles, l'acide, l'alliage, etc.

Les différents systèmes qu'utilise la société pour l'exploitation du manganèse ont été montrés au ministre. Du site d'extraction des roches, au système de concassage en passant par le système de bascule où tout ce qui sort de la mine en termes de substances est quantifié, tous les systèmes ont été visités par le ministre Salif Kaboré.

Au terme de sa visite, il s'est dit heureux de constater que la mine de Kiéré dont on a longtemps parlé est finalement en activité. Pour lui, il était de son devoir qu'après sa prise de fonction, il puisse visiter l'entièreté des mines en activités au Burkina. Il a dit avoir constaté de petits problèmes techniques auxquels le promoteur a promis d'apporter des solutions.

On doit savoir, a-t-il fait noter que le Burkina n'est pas axé seulement sur l'or mais qu'il travaille aussi sur d'autres produits. " Aujourd'hui, c'est la petite mine de manganèse de Kiéré, demain ce sera la grande mine de manganèse de Tambao dont les réserves prouvées sont estimées à 20 millions de tonnes avec une durée de 20 ans. Et c'est ainsi qu'on pourra ensemble, oeuvrer à ce que le Burkina émerge", a-t-il soutenu.

Selon le ministre Salif Kaboré, les retombées de la mine de manganèse de Kiéré sont entre autres la création d'emplois, les impôts et royalties que la société paie à l'Etat, etc. En plus de la mine de Kiéré, celle de Perkoua entrera aussi en activité au 1er semestre de l'année 2012.

Ce qui augure de bonnes perspectives pour le Burkina, a-t-il révélé. Les mines sont généralement sources de problèmes. Mais le ministre Salif Kaboré estime que celle de Kiéré, au regard de la bonne collaboration qui existe entre les riverains et la société, n'apporte pas de problèmes mais de solutions.

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