46 ans de présence sur scène. L'Ensemble lyrique traditionnel de Sorano présente son tout nouveau répertoire ce vendredi en soirée au Théâtre national Daniel Sorano pour clôturer la saison artistique. De nouveaux titres, de nouvelles mélodies.
Plus d'une dizaine de nouveaux morceaux pour rythmer et s'interroger sur la marche de notre société. "Etats Unis d'Afrique" de Mbaye Ndiaye interpelle notre conscience sur les enjeux de l'unité du continent en pleine mutation.
"Gollé" de Sara Ba nous invite au travail bien fait sans tricherie tandis que Souaré Kouyaté lance un appel à la paix. La religion s'invite dans le répertoire avec "Keman", les exploits de Baye Laye chantés par Soda Mama Faal, la nouvelle directrice de l'Ensemble lyrique tradionnel.
Réceptacle de la diversité des expressions culturelles, l'Ensemble lyrique traditionnel de Sorano est un puissant vecteur de promotion de la musique traditionnelle, de valorisation des instruments traditionnels et de vulgarisation du folklore national dans sa riche diversité. De fait, un symbole de concorde et de cohésion sociale.
Le xalam wolof tutoie le djembe mandingue tandisque le tokhoro peulh (flûte tradionnelle) tempère les rythmes du bougarabou diola et épouse les notes du balafon balante. La kora mandigue dialogue avec le sabar wolof.
Quand Soda Mama Fall entonne le chant lyrique wolof, la Bambara Arame Camara l'accompagne et la Sérère Marie Ngoné Ndione s'éclate dans l'ambiance sonore. Dans ses envolées lyriques, la Soninké Souaré Kouyaté se voit dopée par la belle voix de la cantatrice wolof Fat Talla Ndiaye.
"Notre mission consiste à sauvegarder et à répandre à travers le monde notre musique tradionnelle. Pour ce faire, nous collaborons avec la nouvelle génération comme nous l'avons fait avec notre protectrice Khar Mbaye Madiaga. La tradition doit être perpétuée à travers le chant, la musique surtout traditionnelle", fait remarquer Sooda Mama Fall.
Porté sur les fonts baptismaux en 1965 date à laquelle le Théâtre National Daniel Sorano a été crée, l'Ensemble Lyrique traditionnel a laissé une forte impression en 1966 au cours du premier Festival mondial des Arts Nègres.
Depuis, les pensionnaires de Sorano sous l'aile protectrice du Président Léopold Sédar Senghor et sous la direction de Maurice Sonar Senghor, se sont illustrés sur les scènes du monde.
Réceptacle de la diversité des expressions culturelles, l'Ensemble lyrique traditionnel de Sorano peut être considéré comme un puissant vecteur de promotion de la musique traditionnelle, de valorisation des instruments traditionnels et de vulgarisation du folklore national dans sa riche diversité.
46 ans de présence sur scène. Cette expérience a enrichi les artistes de différentes ethnies et de diverses régions. Les cantatrices de renommée, Fatou Thiam Samb, Khar Mbaye Madiaga, Kiné Lamm, Fatou Guewel Diouf, Souaré Kouyaté, Mahawa Kouyaté, Acca Wellé, Ndèye Mbaye Djin Ma Djin Ma, Daro Mbaye, Khady Diouf... ont échangé avec des virtuoses comme Soundioulou Cissokho, Sombel Faye, Ndiaga Mbaye, Sara Ba.
Notre patrimoine immatériel est préservé et s'est enrichi. Les nouvelles créations de Mbaye Ndiaye, Alassane Mbaye, Baboulaye Cissokho, Arame Camara, entre autres, ont enrichi le répertoire de l'Ensemble lyrique.
Du Boundou au Cap Vert en passant par Saldé, Goudiri, le Niambour, le Cayor, la Casamance...les rythmes, les mélodies, les lignes harmoniques des différentes ethnies charissent et convergent à Sorano pour donner un cocktail musical digne des mbaboors du Cayor, du Yéla du Boundou, du diambandong du Sud, du ndawrabine de Yoff.
Le patrimoine immatériel qui défie les temps participe au ressourcement des hommes dans leur culture et fait face aux menaces des dérives de la mondialisation. Au développement humain durable.
Comments Post a comment