La classe politique attend avec impatience les résolutions du sommet des chefs d'Etat de la SADC sur Madagascar. Les déclarations du Dr Leonardo Simao sur place ne réjouissent plus que la ligne dure du pouvoir de transition et ses sympathisants. Le reste est plus ou moins convaincu qu'il faut lâcher du lest pour que le pays n'explose socialement une nouvelle fois.
C'est-à-dire qu'il faut prendre les mesures d'apaisement sans lesquelles aucune sortie de crise ne pourra se faire réellement. Deux ans et demi sont passés mais rien de ce qui préoccupe les Malgaches n'est résolu.
Qui suivre dans cette crise ?
Les plans de sortie de crise fleurissent devant l'embourbement de la SADC ou du moins le flou qui entoure la vraie feuille de route à soumettre à signature. Elles viennent de partis politiques, de mouvements voire d'associations et d'individus qui apparemment, en ont vraiment marre de la situation actuelle.
Les propositions rivalisent d'imagination et sont accueillies dans l'opinion publique avec de la sympathie. Mais devant leur complexité et les difficultés de leur application par ceux qui les proposent, elles finissent par susciter la méfiance, l'indifférence voire le rejet.
La population est complètement désorientée et désemparée par le jeu politique. Elle ne demande cependant qu'à renouer avec la confiance avec cette question qui revient souvent dans les conversations. Qui suivre dans cette cacophonie politique ?
Pour le moment, la position des tenants du pouvoir est confortée par les affirmations du Dr Leonardo Simao qui s'en tient à la feuille de route paraphée et à un seul amendement se rapportant à l'article 20 des décisions de Sandton. La priorité est donnée à la cérémonie de signature de la feuille de route contestée qui ne fait pas le consensus des principaux acteurs de la crise.
La date de cette cérémonie historique devrait être fixée par le sommet de la SADC à Luanda. Mais quelle valeur nationale et internationale pourrait avoir cette feuille de route avec un seul amendement si elle n'est acceptée que par la mouvance politique d'Andry Rajoelina élargie à quelques dissidents politiques issus des trois mouvances de Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Zafy Albert ?
Elle n'est pas consensuelle comme l'Union européenne et les Nations Unies le souhaitent. Elle ne reflète pas les décisions des chefs d'Etat à Sandton dans leur intégralité. Le sommet de Luanda remédiera-t-il à cette situation déplorable ?
Pour le GTT international qui a rejoint la capitale angolaise, le danger existe. «La paix sociale est menacée et la situation générale est explosive à Madagascar». L'association conclut que ce n'est pas le moment de l'abandonner.
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