Après les échauffourées à Amparihigidro, le CST Alain Ramaroson est sorti de son silence pour dénoncer des illégalités sur cette opération d'expulsion.
« Je me battrai contre toutes formes d'illégalités. Je ne pourrais pas être indifférent sur ce 'tsindrio fa lavo' à Amparihigidro notamment sur l'opération de délogement des riverains de cette localité afin de libérer le terrain destiné au Trano mora » avance le CST Alain Ramaroson. Raison pour laquelle il est intervenu à Amparihigidro-Mahajanga lorsque des forces de l'ordre, ayant reçu l'ordre du chef de Région de Boeny ainsi que la consigne du ministre de la Décentralisation, ont expulsé manu militari les habitants du quartier. « Que ce soit clair, il a été décidé au cours du conseil de gouvernement de jeudi dernier que l'Etat va suspendre toutes les opérations de délogements sur des terrains en litige.
Pourtant, il n'a fallu que deux jours après pour que le ministre de l'Aménagement du territoire déroge à la règle et donne l'instruction aux autorités locales de déloger les riverains d'Amparihigidro », lâche-t-il.
Ce membre du CST et d'ailleurs chef de la commission défense de cette institution de souligner qu'il n'a jamais emmené des militaires en camion sur place. « J'étais venu sur terrain - avec mes bodyguards pour répondre à l'appel de la population victime d'une illégalité sans pareille et non pour générer un conflit.
Une personne a été arrêtée et quatre autres blessées durant la répression des militaires. Après, les autorités locales ont menacé la presse locale de faire le black-out sur l'événement, selon toujours Alain Ramaroson. « N'est-ce pas un retour à la censure? Une situation que l'on a combattue pourtant en 2009 » s'interroge-t-il.
Parlant toujours de ce problème de litige foncier dans la Cité des fleurs, ce dernier a saisi le Président de la transition sur la situation. Selon lui, le PHAT est déjà intervenu en rappelant que les opérations de délogements resteront suspendues jusqu'à nouvel ordre.
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