La Confédération syndicale de gauche (CSG-Solidarité) organise une journée de réflexion le jeudi 25 août. L'objectif est de relancer la campagne de mobilisation en faveur des amendements des deux lois du travail.
Ce jeudi 25 août, CSG-Solidarité compte donc réunir plus d'une centaine de délégués pour une journée de réflexion et de débats sur les propositions d'amendement de la confédération, au Foyer Fiat, Petite-Rivière. Ces propositions ont déjà été soumises au ministre du Travail et des Relations industrielles depuis le début de l'année.
Les syndicalistes considèrent aujourd'hui que le ministre Shakeel Mohamed et le gouvernement n'ont pas respecté leur engagement vis-à-vis des travailleurs. D'où la reprise de la mobilisation qui avait culminé, dans un premier temps, en une importante manifestation en avril dernier.
Invités à la table des négociations par le ministre du Travail et des Relations industrielles, les syndicalistes avaient soumis deux documents comportant leurs arguments et leurs propositions sur les deux lois régissant le monde du travail.
Cet atelier de travail sera organisé en collaboration avec le Joint Negociating Panel de l'industrie sucrière et le Centre for Alternativ Research and Studies (CARES), une association nouvellement créée.
La première partie de la journée sera consacrée principalement aux discussions sur les actions syndicales à être entreprises pour forcer le gouvernement à porter ces amendements à l'Assemblée nationale.
« Il s'agit de relancer la campagne qui avait été mise en veilleuse suite aux promesses de Shakeel Mohamed personnellement ainsi que du gouvernement auquel il appartient. Ces engagements n'ont pas été respectés et il est temps de prendre une décision sur la marche à suivre », explique Ashok Subron, porte-parole de CSG-Solidarité.
Durant la deuxième partie de la journée du 25 août, les syndicalistes s'engageront dans des discussions au niveau sectoriel. Ainsi, les délégués des quatre syndicats qui constituent le Joint Negociating Panel (JNP) de l'industrie sucrière consacreront leurs discussions sur la marche à suivre en vue de faire front à la démarche de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) qui veut faire barrage à la tenue de discussions devant la NRB.
La MSPA a, en effet, décidé de contester la décision du ministre du Travail et des Relations industrielles de référer 21 points de litige opposant les employés de 22 établissements sucriers à leurs employeurs. L'association patronale a entamé les procédures et a soumis une demande d'autorisation auprès de la Cour suprême pour une Judicial Review de la décision du ministre, Shakeel Mohamed.
Les quatre syndicats qui constituent le JNP, notamment la Sugar Industry Labourers Union, l'Union of Artisans of the Sugar Industry, l'Artisan et General Workers Union et l'Organisation pour l'Unité des Artisans, comptent ainsi finaliser un plan d'action qui devrait débuter avec une grande mobilisation le 11 septembre à l'auditorium Octave-Wiehé.
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