L'ancien ministre de la Justice passe en revue tous les détails de l'enquête autour du meurtre de la touriste irlandaise. Il veut prouver que la police ne s'est appuyée que sur des aveux, contestés par la suite, pour inculper un employé du groupe Naïade, Sandip Mooneea.
Il veut tout repasser au peigne-fin. L'ex-ministre de la Justice Rama Valayden s'est donné pour mission de revoir, un à un, tous les éléments entourant le meurtre de la touriste irlandaise Michaela Harte.
Depuis quelques jours déjà, il est le nouvel homme de loi de l'accusé No. 2 Sandip Mooneea. Me Valayden a déjà pris les devants en réclamant à la direction de l'hôtel Legends de conserver la chambre 1025 en état, telle qu'elle a été laissé le jour du crime, soit le lundi 10 janvier 2011.
L'idée de l'avocat étant de faire visiter cette pièce par les jurés quand l'affaire sera prise aux Assises. Une demande a aussi été faite à la firme de gardiennage privée assurant la sécurité de l'établissement de Grand-Baie de mettre sous scellés tous les images de vidéo surveillance de l'établissement de Grand-Gaube le 10 janvier.
Bien qu'il nie l'accusation portée contre lui, Sandip Mooneea, employé de l'hôtel du groupe Naïades, a été dénoncé par son subalterne, Avinash Treebhowon, à la Major Crimes Investigation Team (MCIT) comme étant celui qui a étranglé l'Irlandaise. Elle était venue au Legends pour sa lune de miel avec le footballeur John McAreavey et aurait surpris Treebhowon, le valet de chambre, en train de fouiller son porte-monnaie.
Michaela Harte se prélassait près de la piscine aux cotés de son mari quand elle est revenue, à sa chambre, à l'improviste, pour récupérer des biscuits. selon Avinash Treebhowon, Sandip Mooneea l'aurait fait taire et l"aurait étranglé par la même occasion .
Après une enquête préliminaire qui a débuté en cour de Mapou le 20 juin, les deux hommes ont été déférés aux Assises, le lundi 18 juillet. Le procès a plutôt été celle de la police, des enquêteurs ayant occasionné des fuites d'informations à la presse irlandaise alors que qu'elles n'étaient pas vraies.
La MCIT a ainsi pris pour son grade, étant accusé d'avoir brûlé les étapes dans son enquête. Et de n'avoir aucune image vidéo impliquant les deux accusés, ni avoir su quel était le passe-partout qui a été utilisé pour ouvrir la chambre 1025.
Pour corser le tout, Avinash Treebhowon s'est rétracté et les résultats des tests ADN sur les fragments de peau sous les ongles de la victime n'ont rien donné. L'empreinte génétique d'une tierce personne a été décelée mais pas celle des deux accusées...
C'est sur ces failles que compte comptabiliser Me Valayden pour assurer la défense de Sandip Mooneea. En essayant de montrer que dans la majorité des enquêtes de la MCIT, ce sont les aveux qui ont servi à faire avancer une enquête et non pas la collecte de preuves ou de témoignages directs.
Comments Post a comment