Les attaques rebelles contre les objectifs militaires se poursuivent en Casamance.Hier, c'est la brigade de gendarmerie d'Affiniam qui a été la cible d'un groupe armé. Au cours de cette attaque, un gendarme a été tué, quatre blessés et deux autres, dont le commandant de brigade, enlevés par les assaillants.
L'audace des bandes armées liées au mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) s'est tristement manifestée hier encore avec l'attaque de la gendarmerie d'Affiniam dans le département de Bignona. Un assaut brutal qui a coûté cher aux pandores. Selon un premier bilan, un gendarme a été tué, quatre autres blessés. Des sources font également état de deux gendarmes enlevés, dont le commandant de la brigade de gendarmerie d'Affiniam.
Selon des témoins, ce sont plusieurs dizaines d'assaillants, une centaine peut-être, qui ont conduit l'opération. Ils ont attaqué aux environs de six heures du matin et saccagé complètement la brigade. Tout a été détruit selon une source proche de l'armée. Dans sa retraite, le commando a emporté avec lui des armes, ainsi que deux pandores dont le commandant de brigade en personne. C'est au cours de ce repli que les assaillants ont placé la mine qui a tué un des gendarmes. Aux dernières nouvelles, un des gendarmes disparus a été retrouvé blessé par balle.
L'armée qui est arrivée en renfort ne fera que constater les dégâts : le corps sans vie d'un pandore, quatre gendarmes blessés, une brigade complètement vandalisée. Une situation qui témoigne de l'ampleur de l'attaque devant laquelle les éléments présents à la brigade ne pouvaient que minimiser les pertes.
Pendant plus d'une heure, ils ont tenté de résister à cet assaut surprise d'un commando qui voulait frapper fort et faire suffisamment mal. Finalement, un des leurs est mort, tué par une mine. Quatre autres gendarmes ont été blessés dans la fusillade. Et comme à Kabeumb il y a trois semaines, les rebelles sont repartis avec des otages, renforçant ainsi le nombre de 'prisonniers de guerre' retenus quelque part dans les forêts de Casamance.
Ce nouvel assaut rebelle contre une position des forces de sécurité confirme la posture offensive des indépendantistes de Casamance. Lesquels semblent vouloir généraliser la guerre pour montrer qu'ils sont encore loin de capituler dans le combat qu'ils mènent depuis 1982 pour l'indépendance de cette région méridionale du Sénégal.
Hier, aux environs de 18 heures, des tirs nourris étaient entendus dans le village de Tandiéme près de Bignona. Il s'agirait, selon certaines sources, d'affrontements entre l'armée et une bande rebelle signalée dans le secteur.

Comments Post a comment