Fratmat.info (Abidjan)

10 Janvier 2012

Cote d'Ivoire: Logements sociaux - Six maisons à construire par jour

Le Président de la République, S.E.M. Alassane Ouattara, cimentant la première brique des logements sociaux. Promesse de campagne en fin 2010, début de réalisation en janvier 2012.

La volonté du Chef de l'État, Alassane Ouattara, de créer un système de marché efficient pour loger un grand nombre de ménages à coûts réduits, se transforme en réalité. Le Président de la République le dit lui-même en ces termes : « la présente cérémonie est le début de la concrétisation de notre promesse de promouvoir le droit au logement aussi bien dans les villes que dans les villages ».

Hier, en effet, dans la commune de Yopougon, à Abidjan, le maître d'ouvrage de cette vision, le Président de la République, a donné le premier coup de truelle de la construction des logements sociaux. Pour marquer l'histoire du retour de l'État dans la production de maisons pour économiquement faibles, le site de Yopougon est baptisé Cité Ado. Il comprend, selon le ministre de la Promotion du Logement, Nialé Kaba, deux types de logements. D'abord 201 maisons basses de deux pièces extensibles en trois, voire quatre pièces. Elles seront construites sur une superficie de 138 mètres carrés. Ces logements sont les moins chers. Ensuite, 1930 appartements à travers des immeubles collectifs. Eux, ils sont « à prix certes plus élevé, mais abordable, pour loger le maximum d'Abidjanais », commente le ministre Kaba. « Cette seconde option est notre préférence, car tous les pays du standing de la Côte d'Ivoire ont fait le choix de construire les maisons sociales en hauteur », ajoute-t-elle.

L'avantage est que la construction en hauteur facilite la gestion du foncier, réduit les coûts de viabilisation, de transport et de desserte d'eau et d'électricité. Concomitamment, un second chantier est ouvert à la Riviera. Dans la commune de Cocody, il s'agira plutôt de projet économique. Ce sont 320 constructions qui y sont prévues. 160 logements économiques, des villas basses de trois ou quatre pièces en duplex et 60 appartements en immeuble collectif. Pour le ministère de la Promotion du Logement, il s'agit de satisfaire en grande partie les couches les plus défavorisées, mais aussi de ne pas oublier les autres franges sociales, confrontées au problème de la propriété immobilière. Au total, ce sont environ 2400 logements qui seront produits dans trois mois. Trois mois ?

C'est l'exploit que doivent réussir les promoteurs privés associés à l'opération. Au dire du directeur des investissements immobiliers, Célestin Koala, la technique utilisée sur les deux sites, le permet. Ce sont des maisons à structure métallique. Il annonce que c'est une technique de construction rapide, permettant de sortir de terre six logements par jour, en début d'activité et d'avoir un nombre plus important, en période de croisière. Le directeur export du groupe Lafarge, Vincent Coupet, adjudicataire d'un des deux sites de construction, avance que quatre valeurs permettront de satisfaire son cahier des charges qui se résume en l'amélioration du cadre de vie. A savoir, la rapidité de la construction, le confort (la modernité), la possibilité d'extension, la maîtrise du coût pour une accessibilité à la majorité des Ivoiriens.

Au-delà du projet, M. Coupet déclare que ce programme de construction massive a un versant formation : « en participant à ce chantier, chaque employé recevra une formation qui lui permettra de performer pendant la durée du chantier, de comprendre les subtilités de ce mode constructif nouveau pour le pays, de devenir un professionnel reconnu de la construction de maison à structure métallique ». C'est à croire que les chantiers seront des écoles à ciel ouvert. En effet, des diplômes seront délivrés aux employés, pour attester leur compétence et expérience du terrain. Une main- d'oeuvre qui ne chômera pas. Les maisons étant évolutives, ces employés seront tout naturellement sollicités pour la réalisation des extensions. Le groupe Lafarge ne se limitera pas au projet actuel. De fait, Abidjan a été choisie pour abriter une unité de construction de pré fabriqués.

Quant à l'autre opérateur, le groupe Piemme, son directeur général Antonio Pacelli annonce la création de 400 emplois directs, pour une masse salariale annuelle de 1,1 milliard de Fcfa.

Faut-il le rappeler, depuis plus de deux décennies, l'État avait tourné le dos à la production en masse de maisons. A ce jour, le stock de demande insatisfaite est évalué à 400.000 constructions. A cela s'ajoute chaque année, un besoin de 40.000 logements, alors que l'offre n'excède pas 3.000 maisons.

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