Césaria Evora avait raté son rendez-vous du 30 juin 2010 avec son public québécois du Festival international de Jazz de Montréal.Le prochain ne sera jamais honoré suite à son décès en décembre dernier. Pour perpétuer l'héritage de l'auteur de la morna une soirée hommage lui sera rendue à Montréal samedi prochain.
Après Dakar, Montréal rend hommage à la diva aux pieds nus décédée le mois dernier. Ce sera samedi 28 janvier prochain. Cette soirée initiée par Oumar Ndiaye Khosluman sous le label d'Afrique en fête s'explique par le fait que 'Césaria Evora n'appartient pas seulement au Cap-Vert. Son humanité culturelle appartient à toute l'Afrique'. L'engagement du guitariste pour perpétuer l'oeuvre de la chanteuse est aussi à chercher dans les proximités historiques, géographiques et culturelles entre le Sénégal et le Cap-Vert qui s'illustrent par une forte présence des Capverdiens au Sénégal. L'engagement panafricaniste de la diva a créé chez Oumar Ndiaye une autre source de passion. Très féru de l'intégration africaine à travers sa musique, Khosluman avoue qu'il a été beaucoup inspiré par la musicienne capverdienne.
Des motivations qui sont à la base de la décision d'organiser l'hommage pour Césaria avec les prestations d'artistes invités comme la Congolaise Alby de Bara, la Brésilienne Niko Beki et la Mauricienne Joyvibe. Ces chanteurs vont reprendre certains des grands succès de la diva notamment Cafe Atlantico, Miss Perfumado, Voz d'Amor ou Nha sentimento. De son premier disque en 1988 à sa dernière production, Césaria Evora a vendu près de 5,5 millions d'albums. Un parcours ponctué par de grandes récompenses comme un Grammy awards en 2003, puis une Victoire de la musique française avec l'album Voz d'Amor. Celle qui a popularisé la morna, forme de musique de complainte typique du Cap-Vert, recevra en 2007 la médaille de la Légion d'honneur avec le président Jacques Chirac.
L'ambition d'Oumar Ndiaye Khosluman et son label Afrique en fête est de perpétuer l'oeuvre culturelle de la grande diva. Un tel exercice pourrait être facile à réaliser dans un environnement où la diva compte de nombreux adeptes avec ses séjours lors de diverses manifestations culturelles comme le Festival de Jazz international de Montréal. D'ailleurs en prélude de son concert de 2010 au Festival finalement annulé, les organisateurs écrivaient à propos de Césaria Evora qu"elle est de ces artistes qu'on ne lasserait jamais. Comme la célèbre chanteuse capverdienne Césaria Evora, 69 ans, marathonienne des scènes internationales qui a une fois de plus ému la salle Wilfrid-Pelletier en septembre 2008, dans le cadre de la série Jazz à l'année. La revoilà avec sa populaire morna et un nouvel album, Nha Sentimento, nouveau chapitre de sa carrière, mais même intensité et même émotion entre joie de vivre et chagrin'. La réussite de ce grand moment d'hommage sera pour Khosluman, une autre manière de renforcer la présence culturelle africaine au Canada et particulièrement au Québec.
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