L'Université de N'Gaoundéré dans la région de l'Adamaoua s'approprie la lutte contre la corruption, ce fléau qui gangrène les Universités d'Etat et même privées du Cameroun.
Grâce à sa cellule de lutte contre la corruption et la promotion de l'éthique, l'Université de N'Gaoundéré vient d'engager une vaste opération à travers tout le campus. Ladite cellule intensifie depuis peu la sensibilisation de la communauté universitaire sur les méfaits de ce fléau.
Une sensibilisation qui se fait grâce aux affiches, banderoles et différentes rencontres des principales composantes de la communauté universitaire mais aussi, dans le cadre des crochets radiophoniques organisés par Radio Campus et les autres chaînes de radio basées à N'Gaoundéré.
Le principal objectif que vise cette opération devant conduire à terme à la réduction à sa simple expression de la corruption, est la fin des pratiques anormales entre enseignants et étudiants concernant les tripatouillages des notes qualifiées dans le jargon académique universitaire de « notes sexuellement transmissibles ».
La corruption en milieu universitaire évolue de manière insidieuse au point où il est difficile de faire la différence entre le corrupteur et le corrompu, ce qui sème parfois la confusion. Mais depuis que la cellule anti-corruption et de la promotion de l'éthique est à pied d’œuvre les étudiants et les enseignants semblent tourner le dos à ces pratique frauduleuses.
Dans tout le campus l'on peut aisément lire les messages qui interpellent la conscience des uns et des autres. Dans les salles de cours notamment, les affiches présentent des textes du genre « La corruption peut aider à valider, mais la réussite dans la vie dépend de Dieu ».
Pour le Docteur Prosper Nkou Mvondo, le rapporteur de ladite cellule, toute la communauté universitaire est appelée à se mettre résolument au travail afin d'endiguer ce fléau du monde scientifique qui ne saurait se développer dans ce climat.
Comments Post a comment