1 Février 2012

Afrique: Les E.U. vont envoyer une mission commerciale dans quatre pays africains

document

Washington — Les États-Unis vont envoyer une mission commerciale dans le secteur de l'énergie au Mozambique, en Tanzanie, au Nigéria et au Ghana. Celle-ci aura pour mission d'examiner des projets d'investissements potentiels qui pourraient améliorer la production d'électricité dans ces pays, annonce un haut responsable du département d'État.

« L'objectif de base de la mission commerciale est d'accroîetre de façon significative les investissements du secteur privé américain dans des projets d'infrastructure de l'alimentation en électricité qui pourraient avoir globalement un effet positif sur le développement de ces pays en réduisant les coûts d'exploitation des entreprises », expliquait récemment Jim Wilson, coordonnateur principal chargé de la promotion des échanges et de la politique commerciale au Bureau des affaires africaines du département d'État.

La mission commerciale espère en particulier déterminer la mesure dans laquelle les entreprises américaines pourraient investir dans la construction de centrales électriques « de manière à répondre aux besoins de l'Afrique en matière d'électricité fiable et d'un prix abordable », a-t-il précisé.

La mission commerciale, qui aura lieu du 6 au 17 février sous le co-parrainage du Corporate Council on Africa, sera conduite par le secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines, M. Johnnie Carson. Elle fera une brève escale au Kenya.

L'importance de ce type de mission commerciale est indéniable, a souligné M. Wilson, en raison des énormes « contraintes que le manque d'électricité fiable impose au développement en Afrique. Cela revient pratiquement à une taxe que doivent payer les entreprises au Nigéria ou au Mozambique parce que, pour être alimentées de manière fiable en électricité, elles doivent acheter des blocs électrogènes et des combustibles coûteux, le prix fort à payer pour être sûres d'avoir du courant sans interruption. »

Si les entreprises africaines pouvaient compter sur le réseau électrique comme le font les entreprises aux États-Unis et en Grande-Bretagne, a-t-il ajouté, elles pourraient offrir des produits d'un prix abordable pour le marché intérieur comme pour les marchés d'exportation.

Chaque pays sélectionné pour cette mission commerciale présente des perspectives importantes en matière d'investissements dans la production d'électricité. Les quatre gouvernements en question ont tous pris des mesures d'assouplissement du cadre réglementaire et juridique, ce qui fait que leurs pays respectifs séduisent davantage les investisseurs, a fait observer le haut responsable.

« Il n'est pas facile pour une entreprise privée d'investir des centaines de millions de dollars dans un projet dont le cycle de vie se mesure sur une période de 20 ans, voire plus, a-t-il indiqué. Et la question des prix des services publics de base, comme l'électricité, est politiquement délicate partout. »

Dans le passé, les obstacles au développement de l'infrastructure énergétique en Afrique par le secteur privé ont inclus, entre autres, l'existence de dispositifs juridiques et réglementaires peu clairs, l'absence d'un soutien fiable aux coûts de production, résultat du prix fixé de l'électricité, et un accès insuffisant à un financement à long terme auprès de banques américaines.

Cette mission commerciale vise à encourager les entreprises « à examiner de nouveau l'environnement changeant de l'Afrique, à voir les améliorations, à voir ce qu'il est possible aujourd'hui de faire mais qui ne l'était peut-être pas il y a deux ou cinq ans », a dit M. Wilson.

Il a précisé que le département d'État avait établi des critères spécifiques de participation pour les investisseurs privés potentiels : « Les entreprises doivent être en mesure de faire des investissements dans l'infrastructure du secteur de l'énergie en Afrique, qu'il s'agisse d'investissements dans le domaine de la production de l'électricité - ce que la plupart de ces compagnies peuvent faire - ou de l'approvisionnement en combustible, qui représente un autre élément clé pour relever le défi de la fourniture fiable d'électricité bon marché sur le continent. »

M. Wilson a ajouté que la délégation des États-Unis aurait voulu inclure plusieurs autres pays africains à sa mission, mais qu'elle n'avait pu le faire, faute de temps.

Se joindront à M. Carson dans cette mission des représentants des sociétés Anadarko Petroleum, Caterpillar, Chevron, Energy International, General Electric, Pike Enterprises, Strategic Urban Development Alliance LLC, Symbion, et Zanbato Group.

Y participeront également la vice-présidente de l'Export-Import Bank des États-Unis, Wanda Felton, ainsi que des délégués de l'Agence des États-Unis pour le commerce et le développement, et du Bureau des ressources énergétiques du département d'État.

Ads by Google

Copyright © 2012 United States Department of State. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 2,000 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 200 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.