3 Février 2012

Namibie: Les éleveurs namibiens adoptent de nouvelles méthodes

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Washington — Les nouvelles techniques de gestion des terres et de commercialisation qui prennent racine en Namibie avec le concours des États-Unis se traduiront par un avenir économique plus solide pour les propriétaires de bétail - et par une vie meilleure pour leurs familles et leurs communautés.

En 2008, la Société du compte du millénaire (MCC) a signé un contrat d'une valeur de 304,5 millions de dollars avec la Namibie pour aider les éleveurs à adopter de nouvelles techniques. Le Projet agricole du contrat - qui porte sur l'élevage, la gestion des terres et les activités liées à d'autres ressources naturelles locales - devrait profiter à près de 750.000 Namibiens dans les Zones communales du Nord sur les 20 prochaines années, selon le communiqué de presse de la MCC diffusé le 24 janvier.

L'économie de la Namibie est fortement tributaire de l'élevage. Le nombre de caprins, d'ovins et de bovins dépasse facilement celui des habitants du pays dont environ 70 % dépendent des revenus engrangés par les propriétaires de ces troupeaux dans les Zones communales du Nord.

Les craintes de foyers de fièvre aphteuse (infection potentiellement fatale causée par un virus qui attaque les animaux biongulés) ou d'autres épizooties ont poussé le gouvernement namibien à ériger une clôture séparant le nord du pays, où se trouvent la plupart des éleveurs, et les régions méridionales, où l'absence de la fièvre aphteuse a été certifiée.

La clôture a mené à des relations commerciales inéquitables et à un cheptel national plus faible. La valeur de la carcasse des animaux élevés dans les zones septentrionales est inférieure à celle du Sud, et ces carcasses doivent passer par une longue série d'étapes coûteuses avant d'être certifiées admissibles à la vente sur les grands marchés internationaux, notamment en Afrique du Sud et en Europe. Le faible dispositif de gestion des terres communales a aussi conduit à la dégradation des pâturages et à une nutrition et productivité réduites du bétail. La majorité des propriétaires de troupeaux dans le Nord élèvent surtout leurs animaux à des fins de subsistance et sont peu motivés à adopter des technologies ou des méthodes de gestion modernes.

Gérer pour le long terme, bâtir de meilleurs marchés

En signant l'accord avec la MCC, la Namibie voulait, entre autres priorités, libérer le potentiel économique du Nord. Les autorités namibiennes espèrent qu'en oeuvrant de concert avec la MCC pour établir de nouveaux centres vétérinaires, un système de traçabilité et de meilleures techniques de gestion, elles pourront améliorer la productivité de la région et combiner éventuellement les secteurs de l'élevage du Nord et du Sud.

Étant donné que toutes les terres dans le nord sont communales, les éleveurs sont moins enclins à les gérer de manière productive et elles se détériorent souvent en raison de la surexploitation des pâturages. En combinant leurs troupeaux et en adoptant un plan stratégique de pâturage, les propriétaires de bétail travaillent actuellement pour améliorer l'état des superficies fourragères et accroîetre leurs revenus. La MCA-Namibie, l'entité du gouvernement namibien chargée de la mise en oeuvre du contrat avec la MCC, a encouragé les visites d'échange entre les communautés rurales dans le but d'obtenir du soutien aux efforts d'amélioration des zones fourragères.

La MCA-Namibie a aussi collaboré avec des associations agricoles locales et d'autres groupes pour accroîetre les possibilités de vente du bétail de la région sur le marché ouvert.

Depuis des années, une association agricole de la région d'Ohangwena, dans le nord de la Namibie à la frontière avec l'Angola, se heurte à des difficultés, n'étant pas en mesure de lever des fonds pour financer ses activités. Mais lorsque le gouvernement namibien a construit un centre moderne de vente de bétail aux enchères, l'association a convenu d'organiser une telle vente avec le soutien de la MCA-Namibie.

Par le passé, les ventes aux enchères dans la région ne suscitaient guère d'intérêt, avec peut-être un seul acheteur présent et aucune balance pour peser le bétail. Mais à la dernière vente, les éleveurs ont amené environ 100 têtes de bétail et des agriculteurs se sont joints à eux, apportant des poulets, des légumes et d'autres récoltes et transformant une simple vente aux enchères de bétail en un marché central de produits agricoles.

À cette occasion, huit acheteurs ont acquis du bétail d'une valeur de plus de 30.000 dollars, une somme considérable pour les habitants de la région d'Ohangwena. L'association agricole y a gagné près de 600 dollars - un revenu important qui, pour la première fois depuis plusieurs années, lui permettra de militer en faveur de possibilités accrues pour les éleveurs et les agriculteurs de la région.

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