L'Institut national des recherches biomédicales (INRB), à Kinshasa, a confirmé, samedi 4 février 2012, que la diarrhée qui sévit dans les zones de santé de Moanda et Kitona au Bas-Congo est bel et bien un symptôme du choléra. Le nombre des malades ne fait qu'augmenter, selon les sources médicales à Moanda.
Depuis que le premier cas de diarrhée colérique a été confirmé à Moanda, le 24 janvier 2012, jusqu'à dimanche 5 février, l'hôpital général de Moanda a enregistré cinquante cas, qui ont été pris en charge. A l'hôpital militaire de Kitona, deux cas ont été signalés, dont un décès.
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), l'OMS et Médecins sans frontières (MSF) se mobilisent pour combattre cette épidémie, a assuré le médecin chef de zone de santé de Moanda. Il a confirmé l'arrivée des médicaments, ajoutant que des équipements nécessaires sont attendus sur place.
Il a invité la population locale à ne pas céder à la panique et à observer les règles élémentaires d'hygiène : se laver les mains avec du savon après avoir été aux toilettes et avant de manger, boire de l'eau potable, bien cuire les aliments, assainir le milieu.
Par ailleurs, il y a quelques semaines, plus précisément e, Janvier dernier, 13 cas de choléra ont été enregistrés en Ituri, dans la Province Orientale, dont 12 à Lita dans le district sanitaire de Djugu et un autre à Bunia. Selon le médecin du district sanitaire de Bunia, le Dr Lonema Vagero, la population a consommé les eaux souillées de la rivière Ngezi.
A Lita, le médecin du district sanitaire de Djugu a déclaré que la propagation de la maladie est due au mouvement des populations qui vont parfois acheter des poissons au bord du lac Albert, notamment à Tchomia et à Kasenyi. Les autorités sanitaires de ces deux districts assurent qu'elles procèdent à la chloration des eaux des puits aménagés à Bunia et la création d'un centre de traitement des personnes affectées par le choléra, pour mettre fin à la propagation de cette épidémie.
Plus de 200 cas de choléra, dont 8 décès, sont déjà enregistrés depuis le début de cette épidémie en décembre 2011 en Province Orientale.

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