Le ministre de la Culture et des Arts de la République du Congo, Jean-Claude Gakosso, a procédé, la semaine dernière, à l'ouverture de la première édition de la «Rentrée du livre».
Placée sous le thème «Livre et réussite», la première édition de la «Rentrée du livre» vise à promouvoir les métiers du livre en vue de susciter un regain d'intérêt pour le livre et la littérature publique en République du Congo.
A en croire starducongo, les assises qui ont démarré le 31 janvier 2012 à Brazzaville mettent à profit plusieurs communications sur les thèmes comme : «Vision de femme» ; «La jeunesse face au livre» ; «Le livre et les nouveaux médias : enjeux et défis» ; «Livre, lecture et réussite».
Des jeux-concours sur la littérature négro-africaine et l'orthographe sont aussi au rendez-vous, en plus de l'exposition vente.
La directrice générale du livre et de la lecture publique, Mireille Opa, a fait valoir que la "Rentrée du livre" constitue une lampe sur le sentier des élèves et des étudiants pour conduire leurs pas vers les temples de la connaissance que, sont les bibliothèques et les librairies. «Elle permet à tout un chacun d'accéder plus aisément aux livres recherchés. C'est un forum qui donne l'opportunité de rencontrer les écrivains qu'on n'a connus qu'à travers leurs productions», a-t-elle déclaré.
La manifestation donne l'occasion aux éditeurs, libraires, bibliothécaires, écrivains, étudiants, chercheurs, etc., de découvrir le talent littéraire congolais. Ainsi, sont explosés des portraits de certains écrivains congolais, parmi lesquels Henri Lopes, Théophile Obenga, Soni Labou Tansi, Alain Mabanckou, Jean-Claude Gakosso, Charles Bowao, Henri Djombo, Florent Sogni Zaou.
Politique nationale du livre
Selon le ministre congolais de la Culture et des Arts, la "Rentrée du livre" «est la mise en application de la politique nationale en matière du livre et de la lecture publique». Elle vise à favoriser l'organisation des manifestations culturelles (foires, expositions, concours, jardins du livres, etc.) ; promouvoir la coopération avec toutes les institutions culturelles oeuvrant dans les métiers du livre ; vulgariser le livre sur toute l'étendue du territoire national par l'extension du réseau de lecture publique ; oeuvrer encore avec plus d'ardeur à la promotion de la littérature congolaise.
Jean-Claude Gakosso a fait savoir que le gouvernement s'employait à créer toutes les conditions susceptibles de favoriser la promotion du livre et de la lecture. «Le livre reste le compagnon inséparable pour celui qui veut s'instruire, posséder les choses de la connaissance, participer à la gouvernance du monde et à la belle aventure de l'histoire des hommes», a-t-il dit.
Le ministre de la Culture et des Arts a affirmé que la littérature congolaise contenait un ferment nourri à la source des traditions orales assimilées au fil des siècles. «Grâce à l'originalité de leurs textes (je pense à cette absence de ponctuation dans "Verre cassé"), grâce à l'acuité des thématiques soulevées (je pense à la force foudroyante du pamphlet chez Soni), notre littérature a totalement débordé les frontières de l'Afrique. L'attribution à Mabanckou, tour à tour, du Prix des cinq continents et du Prix Renaudot est là pour l'attester», a-t-il poursuivi.
A noter que la première édition de la "Rentrée du livre" est organisée par la fondation « Génération Avenir ». Selon Mireille Opa, il s'agit d'une réponse aux recommandations formulées lors de la célébration de la journée mondiale du livre et des droits d'auteur, en avril 2011 à Brazzaville.
Au demeurant, des hommes de belles lettres du Congo-Brazzaville ont tout intérêt à mettre à profit les recommandations qui seront issues de la première édition de la « Rentrée du livre » en République du Congo.
Comments Post a comment