Gavin Barker/BackpagePix Après le grand chelem dans les éliminatoires de la Can 2012 (six matches, six victoires), les «Eléphants» de la Côte d'Ivoire ont fait un parcours sans faute au premier tour en phase finale (Trois matches, trois victoires).
Dans les matches couperets, la bande à Didier Drogba a élevé la barre très haute en recadrant le «Nzalang» nacional battu (3-0) en quarts de finale. Cap sur le Mali ce soir.
Une rencontre de demi-finale que François Zahoui attend aborder avec beaucoup de «sérénité» et «d'humilité» face aux «Aigles» qu'ils ont souvent battus.
«Nous allons respecter l'adversaire quel qu'il soit. Parce qu'il ne faut pas perdre de vue que beaucoup de favoris (allusion faite au Sénégal et au Maroc qui ont été éliminés dès le premier tour, Ndlr) sont rentrés. Alors dites vous bien que le Mali sera motivé à 200 % aussi bien physiquement que mentalement», a déclaré le sélectionneur ivoirien en conférence de presse hier, mardi 7 février 2012.
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Et d'ajouter : «Nous allons essayer de jouer ce match avec beaucoup d'humilité parce que la position de favori n'est pas souvent facile à gérer. D'ailleurs, moi, je n'en tiens pas trop compte. Ce qui m'intéresse, c'est la vérité du terrain. Il faut beaucoup de sagesse».
«J'ai la chance de coacher des grands joueurs, une belle équipe et des gens qui ont pris conscience de ce qui les attend» surtout par rapport à la réconciliation nationale.
Après plusieurs années de guerre civile qui a fait des milliers de morts, la Côte d'Ivoire, a entamé une phase de reconstruction.
François Zahoui appelle ses joueurs à faire preuve d'humilité et de sagesse pour éviter les erreurs du passé. «Nos expériences doivent servir à quelque chose. Nous avons toujours eu une bonne équipe et de grands joueurs notamment en Egypte (2006), au Ghana (2008) et même en Angola (2010) mais sans aller jusqu'au bout. Cette fois, nous voulons gagner le trophée et l'amener à Abidjan», souligne-t-il.
«Parce que nous sommes les ambassadeurs de la Côte d'Ivoire. C'est pourquoi, les joueurs ont même refusé d'aborder la question de la prime. Ils ont carrément dit au président qu'ils n'en parleront qu'à la victoire finale. Je suis vraiment fier de les entraîener», confie le sélectionneur de la Côte d'Ivoire.
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