20 Février 2012

Guinée: Début du procès des responsables de l'attaque contre la résidence d'Alpha Condé

Près de cinquante personnes, accusées d'être impliquées dans l'attaque du domicile du président guinéen Alpha Condé en juillet 2011 à Conakry seront jugées en cour d'assises à partir de ce lundi 20 février. Lors de cette session, seront examinés d'autres dossiers criminels, comme ceux de narcotrafiquants présumés.

En Guinée, lors de la session de la cour d'assises de ce lundi 20 février, seront examinés plusieurs dossiers criminels, celui de l'attaque du domicile du président de la République mais aussi ceux de narcotrafiquants présumés. Le président Condé est sorti indemne de l'attaque lancée par des militaires, le 19 juillet dernier contre sa résidence privée de Conakry. Au cours de l'attaque un membre de la garde présidentielle a été tué et deux autres blessés.

Cette première session de l'année 2012 est donc très attendue. Hassan Diallo le procureur général de la cour d'appel de Conakry présente les faits : « La présente session des assises sera marquée par l'examen de plusieurs dossiers criminels dont certains d'une extrême sensibilité. Comme par exemple celui de l'attaque du domicile du président de la République qui fera l'objet d'un rôle additif (*), ceux des narcotrafiquants supposés qui n'avaient pu être examinés pendant la dernière session d'assises ».

Le délit de tentative d'assassinat du chef de l'Etat ne figure pas dans les actes d'accusation du parquet général qui parle plutôt d'attaque de domicile. Attaque dont les circonstances avaient soulevé toutes sortes de critiques que le procureur n'ignore pas : « Depuis le déclenchement des poursuites contre les narcotrafiquants supposés en 2008 et récemment dans l'attaque du domicile du président de la République, l'Etat et par voie de conséquence le ministère public ont essuyé plusieurs critiques plus acerbes les unes que les autres. Tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, on a crié au scandale de coups montés de toute pièce et donc d'arrestations illégales ».

Outre ces deux affaires criminelles, d'autres, comme l'association de malfaiteurs, les vols à mains armées, des affaires de viol, de meurtre, d'assassinat et d'autres crimes aussi graves les uns que les autres, sont aussi inscrits au registre.

Ads by Google

Copyright © 2012 Radio France Internationale. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 2,000 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 200 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.