Les premiers résultats de l'élection présidentielle au Sénégal, dont le premier tour a eu lieu dimanche 26 février 2012, laissent prévoir un second tour opposant le président sortant, Abdoulaye Wade, à son ancien Premier ministre Macky Sall.
A cet effet, les opposants sénégalais devront se serrer les coudes et mobiliser leurs partisans pour une candidature de l'opposition afin d'en finir avec le président sortant Wade pour restaurer la démocratie au Sénégal.
Les premiers résultats non encore officiels de l'élection présidentielle au Sénégal, dont le premier tour a eu lieu dimanche 26 février 2012, laissent prévoir un second tour opposant le président sortant, Abdoulaye Wade, à son ancien Premier ministre, Macky Sall, dans un contexte tendu d'opposition entre pro et anti-Wade peut-on lire dans plusieurs sites dont : www.20 minutes.fr et www.tempsreel.nouvelobs.com
L'opposition sénégalaise a affirmé hier lundi 27 février qu'il y aura un second tour de la présidentielle tandis que pour le camp du président sortant, Abdoulaye Wade, aucune "tendance lourde" ne se dessine.
Le président Wade devait faire une "déclaration à la presse" dans l'après-midi, depuis le palais à Dakar, d'après son entourage, alors que les résultats provisoires officiels devraient être communiqués mardi au niveau départemental et vendredi au niveau national, selon la Commission électorale nationale autonome (Cena).
Candidature unique
"Les chiffres en notre possession indiquent qu'un second tour est inévitable. Nous avons gagné les plus grands départements du Sénégal" dont l'agglomération dakaroise, a déclaré Macky Sall, l'un des principaux candidats d'opposition et ancien Premier ministre d'Abdoulaye Wade.
Un des responsables de sa campagne, Jean-Paul Dias, avait auparavant déclaré que M. Sall était au "coude à coude avec le président Abdoulaye Wade", ce dernier étant "autour de 34 à 36%" et Macky Sall autour de "32 à 34%.
"Oui, le second tour est inévitable" a déclaré à l'AFP Abdou Latif Coulibaly, un des responsables de la campagne d'un autre poids lourd de l'opposition, Moustapha Niasse, également ex-Premier ministre du président Wade.
Les opposants sénégalais n'ont plus droit à l'erreur et ils sont appelés à tirer les leçons de l'échec des élections organisées dans plusieurs pays dirigés par les dictateurs pour se serrer les coudes et mobiliser tous les partisans autour d'une candidature unique de l'opposition.
Dans le cas contraire, ils feront, sans vouloir, le jeu de Wade qui pourra ainsi succéder à lui-même pour un nouveau mandat sans impact positif.


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