La commission épiscopale justice et paix et le mouvement national des Scouts du Sénégal, qui ont participé à l'observation de l'élection présidentielle, sont satisfaits du déroulement du scrutin. Les observateurs catholiques ont cependant noté quelques manquements qu'il faut régler au second tour.
La commission a déployé 850 observateurs dans 2.771 bureaux de vote au niveau de 30 départements du pays. Cette commission, parlant au nom de l'Eglise, s'est félicitée du bon déroulement du scrutin. Ce qui, selon le commissaire général des Scouts du Sénégal, Serge Badji, a permis aux différents candidats d'accepter des résultats sortis des urnes et transmis par les centres de vote.
Les observateurs ont félicité le ministère chargé des Elections et la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour la bonne organisation du scrutin. Cependant, des manquements ont été relevés par des observateurs de l'Eglise catholique. Ils ont pour noms : le manque de formation de certains membres de bureau de vote qui ne maîetrisent pas le code électoral. Ces membres ignorent aussi des tâches dites essentielles à une gestion transparente du scrutin : sceller les urnes et les enveloppes contenant les procès verbaux ou vérifier le caractère indélébile de l'encre.
Les observateurs de l'Eglise ont aussi révélé qu'il y a eu un léger retard dans l'ouverture de plusieurs bureaux de vote du fait de l'arrivée tardive des membres de bureaux (président, assesseurs et secrétaire). Dans sa communication Serge Badji a informé que le vote a démarré à 16 heures à Magangouleuck, dans le département de Bignona, au sud du Sénégal. Le même retard a été noté à Grand Yoff ou un bureau de vote est ouvert 10heures 30 minutes du fait de l'absence des membres de bureau. La présence d'éléments supposés être des nervis à proximité de certains bureaux de vote.
Des tentatives de corruption ont été décelées dans des localités comme (Guédiawaye, Mbao, Kaolack). Les observateurs catholiques recommandent au ministère chargé des Elections de renforcer les capacités des membres des bureaux de vote. Quant aux citoyens, ils ont été invités par les commissions justice et paix et scouts de refuser tout recours à la violence, de rester vigilants pour voter chacun selon sa conscience, de retirer leurs cartes d'électeur, entre autres recommandations.
Le secrétaire exécutif de la Commission épiscopale justice et paix, abbé Alphonse Seck, s'est félicité du climat apaisé qui a caractérisé cette élection, alors que l'on était en droit de craindre le pire. L'Eglise catholique, en participant comme observateur de ces élections, veut contribuer à la construction de la paix au Sénégal. Une paix qui passe par des élections libres, équitables et transparentes.
Il a rappelé que l'Eglise universelle et celle de l'Afrique ont de tout temps donné comme mission aux commissions justice et paix de travailler à éveiller et à former des consciences, mais aussi à aider les citoyens au respect des droits du citoyen et à lutter contre les maux de la société. Abbé Alphonse Seck a informé que l'Eglise sénégalaise, à travers les deux commissions, compte reconduire le même dispositif d'observation pour le second tour. Il a soutenu aussi que l'Eglise est disposée à faciliter le dialogue entre l'opposition et le pouvoir en cas de problème.
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