Le Soleil (Dakar)

1 Mars 2012

Sénégal: Résultats provisoires de la présidentielle - La cour d'appel confirme le 2ème tour

Les tractations ont déjà commencé avec le deuxième tour qui se précise davantage. La course sera rude entre Me Abdoulaye Wade et son ancien Premier ministre Macky Sall qu'il distance de près de 8 %. On assiste, apparemment, à une répétition de l'histoire car le même cas de figure se présentait en 2000 entre le président actuel et son challenger d'alors Abdou Diouf, mais les contextes sont manifestement différents.

Cette fois ci, le président sortant est délesté de presque la moitié de ses voix habituelles face à un adversaire qui en plus de puiser dans le vivier du Pds espère par ailleurs les soutiens d'autres groupes politiques avec qui, il partage la même aspiration au changement.

L'électorat qui vient de faire très bonne figure lors du scrutin de dimanche dernier, démentant, du même coup, toutes les prédictions alarmistes, sera une nouvelle fois sollicité pour arbitrer les deux protagonistes. Dans le camp de la majorité présidentielle, tous les espoirs sont axés sur les non-votants qui constituent, partout, la moitié du collège électoral.

L'abstention est bien entendue une constante dans l'histoire électorale du Sénégal, mais pour cette joute électorale, on l'interprète doublement par la paresse de certains électeur et la peur des autres. Deux fléaux que chacun des deux camps envisagent de combattre afin d'engranger plus de voix. C'est ainsi, que chacun des deux candidats a fait des offres en vue de futures négociations.

Si le camp de la majorité présidentielle mise, essentiellement, sur le bilan de ses réalisations, celui de Macky Sall exhibe des promesses tournant autour de la réduction du mandat « présidentiel » à 5ans , le nombre limité à deux, la recomposition des sept membres du Conseil Constitutionnel et la baisse des prix des denrées de premières nécessités. Des offres qui seront préalablement, présentées, à chacun des cosignataires des conclusions des assises nationales. Evidement chacun de ces signataires avaient fermement déclaré avant la « Présidentielle » qu'il soutiendra en cas de second tour le candidat de l'opposition le mieux placé.

Seulement, cet engagement qui semblait être ferme est, aujourd'hui ravalé à un simple principe. Un tel changement est du reste compréhensible car en politique, les soutiens ne se font pas aveuglément. C'est dire que les concertations ponctuées de négociation rythmeront le temps qui nous sépare au 18 mars prochain date du second tour de la « Présidentielle ». Dans le camp adverse, l'harmonisation des positions semble être plus facile.

Il reste maintenant à discuter les positions de pouvoir qui seront donnés aux partisans de ce camp. Certains ressentiments accumulaient au terme des rencontres des assises nationales et du M23 ne manqueront pas de surgir dans les négociations, mais avec quelle grandeur de tels accros seront balayés. Le camp de la majorité « Présidentielle » qui se dit déjà ouvert à la création d'un gouvernement d'union, compte également sur l'éventualité d'un report de voix en raison de la fluctuation des électeurs.

D'ores et déjà, on assiste à quelques défections dans les rangs de l'opposition. Il n'est pas certains, que tous les électeurs puissent obéir à des ordres ou (ndiguels). Mais ces défections atteindront-elles l'ampleur que le président sortant souhaite pour franchir la barre de la majorité pour remporter cette présidentielle ? N'importe comment, rien n'est encore sûr avant ce duel du second tour. Il demeure que Moustapha Niasse, arrivé troisième, est l'arbitre de ce second tour. Les abstentions constituent également une botte secrète.

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