Le Pays (Ouagadougou)

Burkina Faso: 8 tonnes de riz pour les populations de Petit Samba

Le Comité d'organisation des paysans Afrique/Europe (COPAE) a fait don de 8 tonnes de riz d'un coût de 3 200 000 F CFA aux populations de Petit Samba le 25 février 2012. C'était en présence des responsables des 9 quartiers qui n'ont pas tari d'éloges à l'endroit des donateurs, notamment Bertrand Perruchoud et sa structure.

La dernière saison hivernale a été l'une des plus capricieuses au Burkina Faso depuis 10 ans. Insuffisance et mauvaise répartition pluviométriques ont négativement impacté les récoltes, rendant certaines régions, tel le Nord, particulièrement vulnérables au spectre de l'insécurité alimentaire. Certains ménages éprouvent déjà, 5 mois après les moissons, de réelles difficultés pour se procurer la pitance quotidienne.

Sensible à cette détresse des populations, le COPAE, né de la volonté d'un Suisse et d'amis de Petit Samba, a décidé d'offrir du riz aux populations dudit village.

Ainsi, 160 sacs de 50 kg de riz, soit 8 tonnes, ont été officiellement remis aux 9 quartiers du village, aux écoles A et B et l'école voisine de Kizambo.

Très touchés par cette marque de solidarité, les bénéficiaires, par la voix du président du Comité villageois de développement (CVD) de Petit Samba, ont exprimé leur reconnaissance et leur gratitude au COPAE et à son trésorier, Bertrand Perruchoud.

Pour ce dernier, le COPAE ne se contente pas d'actions à brève incidence. Sa vision s'inscrit dans la logique d'un « développement propre, débarrassé des oripeaux du néo-colonialisme, des calculs politiciens et du leadership belliqueux et dévastateur des ONG de développement », a-t-il renchéri.

Dans sa relation avec les paysans de Petit Samba dont le président du COPAE, Jean Marie KISSOU, est issu, les préoccupations sont débattues autour du développement endogène.

S'appropriant cette maxime du Pr Joseph Ki-Zerbo, « on ne développe pas, on se développe », le COPAE et ses membres travaillent à mobiliser les populations autour des intérêts collectifs.

En tant que groupe d'action en faveur d'une organisation efficiente du monde paysan, l'ambition du COPAE, à long terme, consiste à mettre en relation les acteurs paysans d'Afrique et d'Europe pour un monde plus juste et plus équitable, a fait savoir Bertrand Perruchoud.

Dans cette approche, Bertrand Perruchoud et ses amis de Petit Samba ont, à leur actif depuis 2004, plusieurs acquis : activités d'assainissement de la ville de Yako, (deux fois par an depuis l'année dernière), réalisation de deux puits à grand diamètre, appui financier et matériel à certains élèves démunis du primaire, construction de latrines publiques pour le village, plantation d'arbres fruitiers et d'espèces végétales protectrices, subvention d'une caisse maladie et réfection de la maison de la responsable du dépôt MEG (Médicaments essentiels génériques) au Centre de santé et de promotion sociale de Petit Samba.

Pour le COPAE, toutes les conditions inhérentes au bien-être collectif doivent être réunies sur place, rien ne devrait venir d'ailleurs, surtout pas les objets et autres appareils usés venant d'Europe que M. Perruchoud a qualifié de déchets impactant la quiétude des populations.

Outre ces résultats concrets et palpables, le COPAE projette la réalisation d'un dépôt pharmaceutique et la réfection de la digue de la retenue d'eau de Kizambo, village voisin de Petit Samba. Pour ce dernier projet, le budget, estimé à 12 905 600 F CFA, est bouclé et les premiers bulldozers sont arrivés sur les lieux le 25 février dernier.

Ces différentes réalisations permettraient à coup sûr aux habitants de créer les conditions d'un bien-être harmonieux en phase avec les défis écologiques car, a soutenu M. Perruchoud, « il ne faut pas tricher avec la vie, la planète mérite qu'on agisse pour la sauver ».

Notons que ce COPAE est reconnu par la mairie de Yako au Burkina Faso et la ville de Sierre en Suisse. Ces financements sont le fruit de plusieurs donations dont la collecte est organisée par son trésorier à Sierre, lui-même consacrant une bonne partie de ses ressources et de son temps à la cause du COPAE en Suisse et au Burkina.

Fervent partisan du développement participatif et intrépide défenseur de la biodiversité, à 60 ans, M. Perruchoud entend s'investir pleinement pour une communauté de vie paisible, respectueuse de l'homme et de la nature. Pour le COPAE, structure non lucratif, Petit Samba n'est qu'une étape en attendant de mobiliser d'autres localités pour la même cause.

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