Le Burkina Faso est en situation de crise alimentaire. Au regard de l'urgence, une équipe renforcée du gouvernement burkinabè, composée de quatre ministres, à savoir le ministre de l'Agriculture et de l'Hydraulique (MAH), Laurent Sédogo, du ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale (MASSN), Clémence Traoré/Somé, du ministre des Ressources animales (MRA), Jérémie Ouédraogo et du ministre délégué chargé de l'Agriculture, Abdoulaye Combary, était face à la presse, le 2 février 2012, pour lancer un appel à la solidarité nationale et internationale.
Pour le faire, c'est le ministre le MASSN, Clémence Traore/Somé, en tant que présidente du Conseil national de secours d'urgence et de réhabilitation qui est monté au créneau.
« En raison de l'important besoin de financement qui est de l'ordre de 85 milliards de FCFA et de la situation de crise alimentaire et nutritionnelle qui pourrait en découler, je lance, au nom du gouvernement un appel à la solidarité nationale et internationale pour faire face à la situation », a-t-elle déclaré.
Avant tout, Mme Traoré a indiqué que la campagne agricole 2011-2012 a connu une évolution difficile marquée par un déficit pluviométrique, s'achevant avec des baisses de production dans toutes les régions et pour toutes les spéculations.
« La production céréalière définitive s'établit à 3 666 405 tonnes, soit une baisse de 19,61% par rapport à la campagne agricole 2010-2011 et de 5,09% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Le bilan céréalier national brut définitif de la campagne 2011-2012 dégage ainsi un déficit de 154462 tonnes », à souligné le MASSN, Clémence Traoré/Somé.
Dans la déclaration de crise de lu par Mme Traoré, il ressort qu' « à ce jour (NDLR : 2 février 2012), 170 communes sont reconnues comme étant à risque d'insécurité alimentaire et l'enquête sur l'économie des ménages qui s'est déroulée en janvier-février 2012 fait ressortir que plus de 2 500 000 personnes ainsi qu'une partie importante du cheptel seront dans une situation de précarité alimentaire et nutritionnelle d'ici la période de soudure ».
Selon la présidente du Conseil national de secours d'urgence et de réhabilitation, la situation s'est aggravée par l'afflux massif de réfugiés maliens et de leur cheptel au Burkina Faso.
A écouter Mme Traoré, ces chiffres ont été livré après des calculs minutieux. En effet, « le plan opérationnel de soutien aux populations vulnérables que nous avons adopté conjointement avec nos partenaires au développement et les organisations de la société civile a été corrigé avec des données nouvelles, engendrant une hausse des besoins de financement.
Ainsi, le budget définitif du plan qui comprend aussi bien les actions alimentaires que non alimentaires s'établit à 103 930 067 350 FCFA, dont seulement 18% sont à ce jour mobilisés par l'Etat ».
A l'issue de la déclaration du MASSN, les hommes de médias ont posé des questions sur l'organisation mis en place pour gérer les aides, la durée de validité de l'appel, etc.
Les représentants du gouvernement ont rassuré les journalistes qu'un dispositif est mis en place pour la gestion de l'aide qui sera reçue, ce sens que la coordination est assurée par le Conseil national de secours d'urgence et de réhabilitation.
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