La ville de Dori a abrité le 24 février 2012, une rencontre d'information et de sensibilisation sur la vulgarisation de la loi N°010-2009/AN portant fixation de quotas aux élections législatives et municipales. Cette rencontre a regroupé des femmes responsables de structures féminines et des leaders politiques, venus des quatre provinces que compte le Sahel, à savoir l'Oudalan, le Séno, le Soum et le Yagha.
Elle a été animée par une mission conjointe du ministère de l'Administration, de la décentralisation et de la sécurité et celui de la Promotion de la femme.
Dans le souci de favoriser une participation effective et équitable des femmes et des hommes aux élections législatives et municipales au Burkina Faso, l'Assemblée nationale a adopté le 16 avril 2009, la loi N°010-2009/AN portant fixation de quotas aux consultations électorales.
Ce sont les aspects techniques de la mise en oeuvre de cette loi dont le but est de permettre à l'un ou l'autre sexe de prendre part à la gestion des affaires publiques, par l'intermédiaire de représentants élus, dans une proportion minimale de 30%, qui ont été expliqués aux participants.
Selon le directeur des libertés publiques et des affaires politiques, Boukari Linkoné, le principe du quota s'applique à la liste des titulaires et des suppléants et est valable seulement pour les élections municipales et législatives. Ainsi, pour les circonscriptions électorales à un siège, le titulaire et le suppléant sur la liste identique de candidature ne peuvent être du même sexe.
Dans les circonscriptions électorales à deux sièges, la liste doit comporter des candidats titulaires et suppléants de l'un et l'autre sexe. Dans les circonscriptions à plus de deux sièges, la liste doit comporter au moins 30% de candidats de l'un et l'autre sexe.
M Linkoné a expliqué les obligations des différents partis dans la mise en oeuvre de cette loi. Il s'agit des partis politiques, de la CENI et du gouvernement. Les femmes de la région du Sahel ont participé activement à cette rencontre.
Elles se sont dit prêtes à jouer leur partition aux prochaines consultations électorales. Le préfet du département de Dori qui a présidé la cérémonie consacrée à la clôture de cette rencontre, a dit aux femmes du Sahel que la balle est désormais dans leur camp. Car une chose est de réclamer un avantage et l'autre est de pouvoir en jouir.
Dans le contexte du Sahel burkinabè caractérisé par l'analphabétisme des femmes et les pesanteurs socioculturelles, un sursaut des femmes leaders est-il envisageable ? C'est en tout cas, l'assurance qu'ont donnée les participantes.
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