Sidwaya (Ouagadougou)

Burkina Faso: Nationalité burkinabè - 100 personnes naturalisées

Le ministère burkinabè des Affaires étrangères a remis des décrets de naturalisation à 100 nouveaux citoyens. La cérémonie a eu lieu, le vendredi 6 avril 2012 à Ouagadougou.

Le gouvernement burkinabè vient de remettre des décrets de naturalisation à 100 nouveaux citoyens burkinabè, le 6 avril 2012 à Ouagadougou. Il s'agit d'une pochette contenant l'hymne nationale, la Constitution burkinabè et le décret de naturalisation. Un acte qui, au-delà de son caractère solennel, constitue un choix pour ces citoyens de partager la destinée du peuple burkinabè.

« Devenir burkinabè n'est pas une simple formalité administrative, c'est un acte fondamental qui touche votre vie de famille, modifie votre statut social et juridique et engage votre avenir », a indiqué Vincent Zakané, ministre délégué, chargé de la Coopération régionale.

La naturalisation n'est pas un droit automatique au Burkina, elle est un choix de la personne qui la sollicite et son octroi est une décision souveraine de l'autorité publique. Pour ce faire, elle est soumise à certaines conditions.

Il s'agit, entre autres, de la durée de vie habituelle au Burkina qui est de 10 ans, de l'observation d'un comportement exemplaire et d'une réelle volonté de devenir Burkinabè. Tout cela doit être, en outre, caractérisé par une bonne vie et de bonnes moeurs, tel qu'il ressort des enquêtes de moralité.

Pour le parrain, le Moogho Naaba Baongo, cette exigence se doit d'aller de pair avec l'ouverture que son pays accorde à ceux qui adhèrent à ses valeurs. Ce qui signifie, selon lui, que ceux qui ont choisi de s'adjoindre à la communauté burkinabè, doivent savoir être des bons Burkinabè, en vivant dans la légalité et la fraternité.

Ayant réussi à ce test, ces nouveaux naturalisés, qui sont pour la plupart des Français, Maliens, Nigérians, Nigériens, algériens,camerounais sont désormais des Burkinabè à part entière. Par conséquent, ils jouissent des mêmes droits et ont également les mêmes devoirs que le peuple burkinabè, et doivent décider de l'avenir de leur nouvelle patrie.

« Le Burkina n'est plus seulement votre pays de résidence, il est désormais votre patrie », a mentionné le ministre burkinabè de la Justice, Salamata Sawadogo, patronne de la cérémonie.

Elle a cependant ajouté que la loi impose à tout naturalisé, le devoir de loyauté et d'intégration, sous peine de déchéance de la qualité de Burkinabè. Des recommandations que les nouveaux citoyens ont notées avec attention.

Selon leur représentant, Alexis Gaglozoun, d'origine béninoise, il s'agit des règles de bonne conduite et de droiture, qu'ils ont promis de respecter. « Nous prenons le serment de suivre les vertus qu'incarnent ces règles », a-t-il rassuré.

Et c'est avec fierté que les naturalisés se sont dit burkinabè et se sont engagés à partager leur savoir-faire afin de contribuer au développement du Burkina. « Etre burkinabè impose des défis et il nous faut désormais cultiver l'excellence, l'intégrité qui caractérisent notre peuple », a conclu M. Gaglozoum.

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