Le lundi 2 avril 2012 se déroulait une manifestation de femmes, qui demandaient la libération de leurs époux emprisonnés suite aux mutineries du premier trimestre de 2011 qui ont occasionné des actes de pillage, de viols, etc.
Des pertes en vies humaines ont même été déplorées lors de ces violents mouvements d'humeur qui ont créé une peur panique monstre dans plusieurs villes du Burkina Faso. Une semaine après, des personnes se réclamant être des épouses, mères, frères... de ces mêmes militaires, se sont retrouvés ce mardi 10 avril, toujours visant le même but.
Regroupés à la place de la Nation, puis devant l'Etat major général des armées, ils y ont été reçus (une délégation de quatre personnes) par le Commandement. «On nous a dit que même le ministre de la Défense ne peut faire libérer nos maris», raconte Mme Tindano, une des représentantes des manifestants, suite à leur rencontre avec le Commandement. Au cours de l'entrevue, on leur aurait expliqué que l'instruction des dossiers suivait son cours normal et que la Justice étant indépendante, aucune pression ne saurait être faite sur elle.
Par ailleurs, Mme Tindano affirme qu'on leur a «expliqué les voies de recours en des cas pareils». A en croire cette dernière, les manifestants se rendront dès demain, en principe ce 11 avril, «chez le Médiateur du Faso pour demander une audience». Les manifestants insistent sur le fait que leur sortie n'a de but que celui de demander pardon. «D'ailleurs, se demande l'une d'entre eux, que pouvons nous faire à part cela?»
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