Une forme virulente de paludisme fait des morts dans neuf communes du district de Bekily. La situation est sous contrôle, selon la ministre de la Santé.
Un fléau traverse le district de Bekily. Selon un point de la situation par les forces de gendarmerie, une maladie mystérieuse a jusqu'alors fait 40 morts dont 30 dans la commune rurale de Beteza et 10 autres dans celle d'Antsakoamaro.
« Des dépistages que nous avons effectués ont révélé qu'il s'agit en fait d'une épidémie de paludisme virulent se manifestant par des crises convulsives.
L'agent est un parasite désigné dans le jargon médical par le terme plasmodium falciparium », explique le docteur Germain Rampanjato, médecin inspecteur du district de Bekily.
« Travaillant de concert avec Médecins sans frontière (MSF), le programme alimentaire mondiale (PAM) et les Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), des personnels médicaux du ministère de la Santé effectuent des ripostes contre cette épidémie dans les localités concernées », continue-t-il.
À l'entendre, des équipes médicales se sont rendues à Beteza vendredi, mais seuls deux cas de décès y ont été relevés au lieu de 30. De surcroîet, les victimes ne seraient pas encore identifiées. En revanche, sept cas meurtriers auraient été enregistrés à Antsakoamaro selon les chiffres avancés.
Négligence
«Dernièrement, nous avons été informés que trois personnes ont succombé au paludisme falciparium dans la commune rurale de Bekitro. Demain (NDLR: ce jour), nous allons rejoindre cette localité pour constater la situation réelle », indique le médecin inspecteur.
Actuellement, ce paludisme meurtrier sévit dans neuf communes dont Beraketa, Manakompy, Anjanord, Tsikolaky, Antsakoamaro, Beteza, Bekitro, Belindo et Bevitika, de source émanant du district de Bekily.
« Les équipes médicales déployées dans les localités touchées, procèdent à des tests de diagnostic rapide (TDR). Si le test s'avère positif, le souffrant est pris en charge immédiatement. Tous les soins sont gratuits », lâche pour sa part la ministre de la Santé Johanita Ndahimanjara.
« Aujourd'hui, le ministère s'assure que les hôpitaux et les centres de santé de base, ne manquent pas de médicaments pour traiter cette maladie » enchaine-t-elle.
Le médecin inspecteur de Bekily met en évidence que ce paludisme frappe dangereusement le district , après les fortes pluies qui se sont abattues dans cette zone au mois de mars.
« Les larves des moustiques, vecteurs du paludisme, ont besoin d'humidité pour éclore. Les communes frappées par cette épidémie sont toutes traversées par la rivière Manakompy, voilà qui explique la recrudescence de cette maladie dans ces localités », analyse le médecin inspecteur.
D'après le constat du ministère de la Santé, les souffrants n'ayant pas survécu ne se seraient pas faits soigner dans les centres de santé. De ce fait, des sensibilisations ont été effectuées.
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