Le procureur a requis la peine maximum contre Hassan Ruvakuki, correspondant en swahili et journaliste à la radio privée Bonisha Fm à Bujumbura la capitale burundaise.
Hassan Ruvakuki a été arrêté l'année dernière sur accusation « d'actes terroristes », à la suite d'une interview faite avec des rebelles. Il est également collaborateur de Radio Nederland Wereldomroep. Clavier Niangoro, secrétaire de rédaction de Bonisha FM joint à Bujumbura au téléphone par RNW, réagit aux accusations portées contre Hassan Ruvakuki :
" Hassan Ruvakuki a accompli sa tâche de journaliste en interrogeant ce rebelle, mais il n'a pas été chez les rebelles comme terroriste. Cette peine requise par le ministère public burundais cela montre bien la persécution et le frein à la liberté de presse au Burundi . Cette peine est lourde pour un journaliste qui a accompli sa mission, qui était dans son objectivité de droit de journaliste " .
Pour Clavier Niangoro, des recours vont être tentés, malgré les empêchements que les avocats de la défense ont eu à connaître : "Nous sommes convaincus que notre confrère va être libéré dans les prochains jours. Les accusations qui pèsent sur lui sont sans fondements. Nous allons faire des tapages médiatiques, et concernant ce dossier l'avocat de la défense va s'en charger".
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