Trois Malgaches ont voulu rejoindre les Seychelles pour travailler. La police de l'air et des frontières les en a empêchés.
Refoulés à la dernière minute. Mardi, trois travailleurs n'ont pas pu rejoindre les Seychelles, où ils ont signé un contrat avec l'Agence de recrutement international Madagascar (Agrim) pour travailler comme agents de sécurité pour le compte de l'Indian Ocean Tuna, à Victoria. La raison reste floue.
« Nous étions sur le point de faire nos enregistrements quand la police de l'air et des frontières (PAF) nous a signifié qu'on ne peut pas y aller.
Le matin, pourtant, on a eu l'aval du ministère de la Fonction publique qui a signé les contrats des travailleurs », affirme la responsable de l'Agrim, Andréas Patricia Lovasoa.
Elle s'inquiète, par ailleurs, sur le sort des autres travailleurs, se préparant pour la même destination, la semaine prochaine, dont les dossiers sont actuellement en cours.
Pénalisation
« Aux dernières nouvelles, la PAF nous a dit qu'elle n'est pas encore informée sur l'envoi des travailleurs aux Seychelles. Alors qu'on a dû régler une pénalisation de 250 dollars pour chacune des trois personnes pour l'annulation de vol auprès d'Air Seychelles », se plaint la responsable.
Pourtant, les destinations vers les Seychelles et Maurice ne sont pas concernées par l'interdiction d'envoi de travailleurs. « Normalement, il ne doit y avoir aucun problème pour l'envoi des travailleurs vers les Seychelles et Maurice.
Pour le Koweït, Arabie Saoudite ou Jordanie, il faut une dérogation spéciale », explique la directrice de la migration et de l'information sur l'emploi au sein du ministère de la Fonction publique, Marguerite Razanajafy. Elle promet, néanmoins, de voir ce problème avec son ministre de tutelle, Tabera Randriamanantsoa.
Feu vert pour le Koweït
La soixantaine de femmes qui ont été stoppées à Ivato, le vendredi 11 mai, ont pu rejoindre le Koweït, hier. Prétendant être le seul maitre à bord dans cet envoi de travailleurs à l'étranger, le ministère de la Fonction publique, à travers sa directrice de la migration, Marguerite Razanajafy, a affirmé que les conditions sont remplies.
Le secrétaire général du ministère de la Population, William Rakotoarivony, indique, cependant, un manque de respect du comité interministériel, dont fait partie le sien, pour l'envoi de travailleurs à l'étranger.

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