L'Usine de panification de Kinshasa (UPAK) est confrontée à une inconfortable situation d'arrêt de production dans ses installations de Ngiri-Ngiri (Ouest) et Masina (Est) dans la ville de Kinshasa, successivement du samedi 12 au lundi 14 mai et depuis samedi 19 mai 2012.
En cause, l'obligation qui lui est faite de payer la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour son stock de farine de froment «arrivée mais bloquée depuis plusieurs jours» au port de Matadi (Bas-Congo). Pourtant, la législation fiscale en vigueur en République démocratique du Congo dispose que les produits de haute portée (farine de froment, ciment gris, intrants agricoles, lait, produits pharmaceutiques, essence) ne sont «pas assujettis au paiement de la TVA».
«Cette exception s'explique par la volonté du gouvernement d'éviter une hausse significative des prix de ces produits stratégiques», explique un économiste.
Pour l'heure, l'arrêt de la production de pains «occasionne non seulement une impasse financière à l'UPAK mais se répercute également et de manière négative sur le vécu quotidien de millions de consommateurs à travers le territoire nation», souligne-t-il.
Dès lors, il importe que le gouvernement prenne des mesures d'accompagnement de la TVA permettant à l'UPAK de continuer de produire des pains de haute qualité aux normes universelles dans la justice fiscale et d'offrir des milliers d'emplois directs (dans ses installations) et indirects (revendeurs).
«Depuis sa création en 1964, c'est la première fois qu'elle connaît une si importante perturbation dans sa production de pains», fait-on remarquer.
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