Ai-Cameroun — Jean Bernard Akorbongo remplace son ancien chef Michel Nga qui ne veut pas quitter la maison. Approché, Michel Nga nous apprend que « j'ai appris la nouvelle par des amis qui m'ont appelé car au moment de l'émission, je révisais les images prises la veille ».
Pour autant, celui qui ne veut pas partir de Canal2 évoque des « situations » qui certainement débouchent sur son limogeage aujourd'hui. Et de citer « le rapprochement inquiétant entre Akorbongo et Jean Jacques Zé surtout lors du tournage du documentaire sur les dix ans de Radio Aurore (une radio privée de Bertoua, ndlr) ».
Au cours d'une assemblée générale du Réseau des journalistes de l'Est Cameroun (Rejec), Michel Nga s'était déjà plaint auprès de ses confrères de « l'attitude irrévérencieuse d'Akorbongo ». Il dénonçait pêle-mêle « des descentes sur le terrain à mon insu et la diffusion de ces images » et « les collusions avec l'autre caméraman, Alain Mping, alors que j'avais bien défini les rôles et les reportages en début de journée ».
Au-delà de ces « écarts de comportements » qui annonçaient de mauvais jours pour lui, des sources dignes de foi à Canal2 parlent de « plaintes des usagers contre Michel Nga qui, selon eux, encaissait de l'argent sans pourtant diffuser leurs images. Un ministre de la région de l'Est nous en veut toujours à ce propos. »
Affairisme
C'est comme pigiste à la Crtv-Est que Jean Bernard Akorbongo entre véritablement dans le métier après avoir longtemps réalisé des images d'évènements familiaux. « L'entrée à la Crtv étant soumise à plusieurs critères et ma famille prenant du volume, j'ai accepté les sollicitations de Michel Nga, à qui je rends hommage et tends la main, pour l'aider dans la couverture optimale de la région de l'Est, vaste comme le quart du Cameroun », déclare-t-il.
Mais très vite, des dissensions naissent entre les deux hommes au sujet de « la célérité dans la diffusion des images », chère à Akorbongo qui se plaint de « la primauté de l'encaissement de l'argent sans effectuer le travail requis » qui guide son chef.
Le même affairisme caractérise tous les représentants des chaîenes de télévisions privées qui recrutent sur le tas des « cameramen » envoyés sur le terrain sans aucune notion de prise de vue ni de collecte de l'information.
Dans ce melting-pot, seule la Spectrum Television (Stv) peut se targuer d'avoir une équipe professionnelle composée d'un caméraman, Joseph Kenmogne, et d'un journaliste, Charles Mahop, même si, une fois de plus, ce n'est pas ce dernier qui représente cette chaîene de télévision et donc, ne choisit pas les plans à diffuser.
Et le comportement des organisateurs d'évènements qui font de la télévision la star des médias justifie ces entrées par effraction dans ce support de diffusion.
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