Dans la Biennale « Off », l'artiste plasticien Mor Faye, alias Murf, expose au Monument de la Renaissance africaine de Dakar avec des plasticiens membres du Cercle panafricain des artistes. Ils partagent l'opinion qui veut que les artistes doivent porter le combat de l'intégration.
Mor Faye, alias Murf, est un artiste plasticien et membre du Cercle panafricain des artistes (Paca) fondé à l'Université de Chuka au Nigéria, en 1991. Depuis plusieurs années, le Paca fait des recherches pour l'intégration africaine, le développement culturel, le brassage des cultures et des artistes.
Murf expose au Monument de la Renaissance africaine avec des artistes africains, dans le « Off » de la Biennale. Parmi les artistes sénégalais, il y a avec Murf, Amadou Makhtar Mbaye « Tita », Mamadou Ndiaye "Thia" et Oumar Faye. Cette exposition internationale a été précédée d'un symposium sur le thème : l'Afrique et les politiques postcoloniales.
Comptable de formation et bien connu en tant que peintre, Murf explique: « En tant que peintre, j'ai toujours cherché des solutions aux problèmes posés en Afrique. Je travaillais sur la pauvreté, puis je me suis dit qu'il était urgent que les peuples s'unissent. Il faut développer l'esprit de la solidarité et la paix.
C'est pourquoi je me suis retrouvé dans l'intégration africaine que je considère comme un processus de développement ». Chemin faisant, il a rencontré des membres du Cercle panafricain des artistes (Paca) qui l'ont coopté et l'ont invité deux fois au Nigéria. Depuis quelques années, nous collaborons et nous organisons ensemble de grands événements », souligne-t-il.
Mettre un contenu dans la Renaissance africaine avec les artistes, les hommes de la diaspora, faire revivre les cultures, c'est un travail de tous les instants, estime Murf, au pied du Monument de la Renaissance où il a fait venir ses amis artistes africains. « Ici, il y a une coopération Sud/Sud.
J'ai fait venir 9 pays (Bénin, Ghana, Togo, Ouganda, Nigéria, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée Conakry) alors que le Paca est un projet qui regroupe 10 pays. Ce qui est intéressant dans ce projet, c'est que nous avons des artistes engagés. Ce projet coûte beaucoup de millions.
Ces artistes ont payé leur propre billet pour venir exposer. Pour faire nos activités, on se cotise. Ce monument, le ministère de la Culture l'a mis gracieusement à notre disposition ».
Murf pense que les artistes doivent être à l'avant-garde du combat de l'intégration. L'artiste nigérian Ayo Adewunmi approuve cette opinion, lorsqu'il parle de la diversité des cultures au Nigéria, les nombreux artistes, mais aussi les ethnies et les langues différentes. « Je suis préoccupé par tout cela, avance-t-il, et mon oeuvre est une réponse à cette diversité.
Si on met cela ensemble, c'est très beau. Cette toile montre les différences de culture au Nigéria ».
A côté, un autre artiste, Amano Toochukwu dessine l'espace où nous vivons. Dans son propos, il essaie de faire ressortir l'ensemble de la planète et les hommes qui se battent pour conquérir leur liberté.

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