« Ma passion, c'est d'élever des chèvres car cela me rappelle mon enfance », a déclaré un créateur d'entreprise ghanéen, Henry Adobor. Quand il était jeune, sa mère avait quelques chèvres, dont la viande servait à nourrir sa famille.
Désireux de concrétiser sa passion en une entreprise commerciale, M. Adobor a créé en 2010 la société Aceritas Ghana Ltd, qui possède et gère l'élevage de chèvres Green Acres dans la région de la Volta au Ghana.
Disposant à ses débuts de 50 chèvres Boer d'origine sud-africaine et de 20 chèvres sahéliennes acquises au Mali, cet élevage applique des méthodes modernes pour obtenir des animaux destinés à l'alimentation et à la reproduction. Il compte maintenant 100 chèvres après deux saisons de reproduction. M. Adobor espère faire passer leur nombre à 200 et vendre la viande au niveau local.
« Il s'agit là d'une immense amélioration par rapport aux petits élevages traditionnels qui sont inefficaces et peu rentables à long terme », a-t-il dit.
Outre l'élevage des chèvres, il souhaite créer un centre où il pourra faire connaîetre aux autres ce qu'il a appris. « Lorsqu'elle sera dotée d'un petit laboratoire et d'un centre d'information, a-t-il ajouté, l'entreprise servira de lieu d'échange de connaissances avec les paysans locaux pour les aider à améliorer leurs techniques de reproduction et de culture. »
La société Aceritas a établi des rapports avec une université locale en vue d'encourager les travaux de recherche relatifs à la reproduction des chèvres. « J'espère que ce projet constituera le fondement d'un secteur moderne et je compte inciter d'autres personnes à former une association d'éleveurs de chèvres afin de jeter les bases de ce secteur. »
Comme la demande de viande de chèvre est très grande au Ghana, la société Aceritas se concentre en premier sur la vente directe des animaux tant à des intermédiaires qu'à des particuliers. Elle compte aussi vendre des animaux reproducteurs à des éleveurs.
Parmi les futurs projets de cette société figure l'élevage de chèvres pour la vente de lait. En outre, M. Adobor envisage de procéder à des croisements de ses deux races de chèvre et de cultiver des légumes au moyen de méthodes biologiques pour les vendre sur le marché local.
En 2010, M. Adobor, qui enseigne le management stratégique à l'université Quinnipiac dans le Connecticut, a été l'un des 14 lauréats du concours African Marketplace Diaspora organisé par l'Agence des États-Unis pour le développement international et par la société Western Union. Il a reçu 100.000 dollars en vue du développement de son entreprise.
« Ce prix a été bien utile. Il a permis de couvrir les frais d'importation des chèvres d'Afrique du Sud et les frais de construction de bâtiments destinés à abriter les chèvres », s'est félicité l'homme d'affaires.
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