Photo: Photo: UNICEF/C Tidey Dakar — Les pays sahéliens, confrontés à la crise alimentaire, doivent bénéficier d'un plan de réponse global, ajouté à une action coordonnée et rapide et de la générosité continue de la communauté internationale, pour sortir de cette situation, a plaidé la secrétaire générale adjointe de l'ONU, chargée des Affaires humanitaires, Valerie Amos, par ailleurs coordinatrice du secours d'urgence.
"Pour éviter que la crise alimentaire dans la région du Sahel ne devienne catastrophique, nous avons besoin d'un leadership fort, d'un plan de réponse global dans chaque pays affecté, d'une action coordonnée et rapide et de la générosité continue de la communauté régionale et internationale", a-t-elle souligné à la fin d'une visite de quatre jours au Burkina Faso et au Sénégal, pays dans lesquels elle a visité les zones touchées par la sécheresse.
Au Sénégal, rapporte un communiqué transmis vendredi à l'APS, "Mme Amos s'est rendue dans un site de distribution d'assistance alimentaire et de semences et dans un centre communautaire où les mères apprennent à identifier les signes précoces de malnutrition et comment préparer une alimentation enrichie pour leurs enfants".
"Elle a également visité un centre de santé où les enfants atteints de malnutrition sévère sont soignés. Ces sites sont tous situés dans la région de Diourbel, une des régions les plus touchées par la sécheresse", ajoute la même source.
Au Sénégal comme au Burkina Faso, Valerie Amos "a eu des discussions sur la meilleure manière, pour les agences humanitaires, de soutenir les plans de réponse nationaux et mettre en place des mesures concrètes pour renforcer la résilience des communautés".
"Beaucoup de familles ont dû vendre leur bétail afin de pouvoir subvenir aux besoins alimentaires de leur foyer ou en sont réduites à manger les graines qu'elles devraient planter pour la prochaine saison", a-t-elle alerté.
Les partenaires humanitaires estiment que plus de 18 millions de personnes, dans la région du Sahel, sont maintenant touchées par la crise alimentaire et nutritionnelle. Cela comprend environ 2,8 millions de personnes au Burkina Faso - un cinquième de la population. Au Sénégal, plus de 800.000 personnes se trouvent en situation d'insécurité alimentaire en 2012, rappelle le communiqué.
"La situation humanitaire devrait rester critique au moins jusqu'à la prochaine récolte principale cet automne, au Sénégal et ailleurs, renseigne-t-elle. Les autres priorités sont la santé et les programmes liés à l'eau et à l'assainissement.
Mme Amos a également mis l'accent sur le renforcement de la capacité des populations à faire face aux futures sécheresses et autres crises, et à réduire leur dépendance envers l'aide d'urgence".

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