Sans dégager une véritable force dans leur rendement, les Etalons ont concédé le nul (2-2) face aux Ecureuils en match international amical disputé, le samedi 26 mai dernier, au stade du 4-Août.
Si le résultat en lui-même n'est pas catastrophique, le contenu du match aura été très pauvre. Le chantier de Paul Put, qui vient d'être intronisé, est encore vaste et il va falloir de la patience avant de pouvoir le juger sur sa valeur réelle.
Le public avait hâte de retrouver les Etalons et voir quel visage ils présenteraient sous la coupe du technicien belge Paul Put. Les Etalons aussi avaient tout à se faire pardonner après une CAN calamiteuse en début d'année.
Dans une équipe privée de plusieurs cadres, contrairement au Bénin qui était au complet, rajeunie et donc sans automatisme, les Etalons avaient pourtant affiché un bon état d'esprit, tentant de porter le jeu vers l'avant.
Appliqués dans la conservation et la circulation du ballon, ils avaient toutefois manqué de punch dans la finition. Abdou Razack Traoré (11e et 36e), Préjuce Nakoulma (21e), Pierre Koulibaly (22e), Paul Koulibaly (27e), Mady Panandétiguiri sur penalty (39e) ont tous permis au portier béninois de briller.
C'est finalement Préjuce Nakoulma qui parviendra à ouvrir le score avant la pause (43e) et permettre au Burkina de regagner les vestiaires avec ce petit but d'avance.
Faute d'avoir pu concrétiser leurs occasions en première période, les Etalons vont payer tout cela au prix fort en seconde partie de jeu. L'entraîeneur béninois, Manuel Amoros lançait trois joueurs à la reprise. Les Ecureuils retrouvent du pep.
Sous l'impulsion de Stéphane Sessègnon et de Razak Omotoyossi, les Béninois poussent et haussent leur niveau de jeu. Les Etalons ne parviennent pas à suivre.
La conséquence est donc immédiate. Sur des errements défensifs burkinabè, Babatoundé Bello (50e) permet aux Ecureuils de recoller avant que Mickael Poté (61e) ne vienne permettre au Bénin de passer devant. C'est encore Préjuce Nakoulma qui viendra endosser les habits de sauveur pour rétablir la parité au score (64e) et mettre le public dans sa poche.
La victoire, si importante pour panser les plaies après le fiasco de la CAN 2012, se fera encore attendre. Les Etalons ont payé un manque de réalisme en première période et des errements défensifs en seconde.
Le chantier est encore vaste et le public devra faire preuve de patience. Avec plusieurs cadres en moins (Moumouni Dagano, Alain Traoré, Jonathan Pitroipa, Bakary Koné, Florent Rouamba pour ne citer qu'eux) et l'incorporation de joueurs qui célébraient leur premier cap avec les Etalons (Aly Rabo, Moussa Yédan, Soumaïla Bélem, Narcisse Bambara, Dramane Nikiéma ...), il est vraiment difficile de juger du coaching de Paul Put.
C'est sûr, il a encore besoin d'un peu de temps pour apposer sa marque et remettre à nouveau l'équipe nationale burkinabè dans le sens de la marche. Croyons-y !
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